samedi 8 juin 2013

Neil Young & Crazy Horse - Un déluge électrique




Paris 6 juin, il fait très chaud sur la capitale.
Au programme de la soirée au Palais Omnisport de Bercy, Neil Young & Crazy Horse. Du très sérieux. Ce mois de juin est d'ailleurs très chargé pour les amateurs de musique, les plus grands sont pratiquement tous au rendez-vous.
Mumu, fan absolue de Neil et moi même nous devions d'être là.
Nous pénétrons dans l'enceinte vers 18 heures 15, passage à la boutique, achat d'un T-Shirt pour Mumu et du dernier et excellent c.d.
Nous gagnons nos places gradins O, rang 3, sièges 40 et 41. Nous sommes placés sur la gauche de la scène en faisant face à celle-ci.
La salle se remplit petit à petit d'un public très diversifié.
19 heures 45, les lumières s'éteignent et le présentateur annonce l'arivée de "Los Lobos".
Une très bonne surprise car je n'avais pas pris soin de regarder qui ouvrait la soirée.
Groupe Californien que j'apprécie les six musiciens du groupe, composé de David Hidalgo (vocaux, guitare, accordéon), Cesar Rosas (vocaux, guitare), Louie Perez (guitare), Conrad Lozano (basse), Steve Berlin (claviers et saxophone) et de Enrique "Bugs" Gonzales (batterie), Los Lobos va nous servir une très bon set de trois quart d'heure, très rythmé atlternant compositions chantées en anglais et en espagnol. Leur prestation s’achèvera sur une belle interprétation de "La Bamba".
Le groupe a pu bénéficier d'un son très correct, ce qui n'est pas toujours le cas pour les premières parties malheureusement. Voici pour ce que cela intéresse la setlist de ce set :

Down On The Riverbed
Emily
I Walk Alone
Kiko and the Lavender Moon
Ay Te Dejo en San Antonio
Let's Say Goodnight
Mas y Mas
Don't Worry Baby (w/Blues Intro)
La Bamba>
Good Lovin'>
La Bamba 

Une demi heure d'entracte . Les roadies démontent le matériel pour laisser la scène à Neil Young.
Des hommes vétus de blouses blanches s'activent en tous sens, une scénographie que pour ma part je n'apprécie pas beaucoup.
Sur scène sont posés d'énormes flight cases, au nombre de quatre, répartis de part et d'autre du kit de batterie. Deux écrans en forme de vieux téléviseurs eencadrent également celle-ci.ure de
21 heures les lumières s'éteignent de nouveau. Sur les écrans est projetée une animation illustrée par musicalement par "A Day in The Life" des Beatles. Les flight cases sont soulevés par une machinerie et laissent apparaître d'immenses amplificateurs.
Neil Young tout de noir vêtu, porteur d'un chapeau de la même couleur arrive sur scène avec les membres de Crazy Horse, Frank Sampedro (guitare), Ralph Molina (batterie) et Billy Talbot (basse) . Ils sont tous alignés, la Marseillaise retentit.
A la fin de notre hymne Neil se saisit de sa guitare favorite et démarre ce qui va s’avérer être un très, très bon show, électrique juste entrecoupé d'un intermède acoustique  au cours duquel il interprétera seul deux titres à la guitare acoustique et l'un au piano bastringue.

Le premier titre sera "Love and Only Love" de Ragged Glory (1990), suivi de Powderfinger tiré de Rust Never Sleeps (1979) La guitare est vraiment heavy, quel immense guitariste est Neil Young ! Neil dont la voix n'a pas changé, reconnaissable entre toutes.
Viendra ensuite Psychedlic Pill tiré du dernier album, du même nom paru en 2012 suivi d'un autre extrait de ce même album "Walk Like a Giant", qui se terminera de manière vraiment noisy, outro un peu longue, mais Neil Young fait ce qu'il a envie de faire, sinon ce ne serait plus Neil Young.
Ensuite nous aurons droit à "Hole In The Sky" une nouvelle chanson ne figurant à ce jour sur aucun disque,seulement interprétée au cours de cette tournée.
A l'issue de ce titre Neil prend une guitare acoustique, fixe son harmonica sur son support et nous interprète "Heart of Gold" chanson dont Mumu et moi-même ne nous lassons, titre toujours aussi beau et prenant. Superbe chanson. Un deuxième titre acoustique surprise, une reprise de "Blowin' in the Wind". N'oublions pas que Neil est un grand admirateur de Bob Dylan.
Neil Young s'installe ensuite au piano et pour un autre inédit "Singer without a Song", très belle mélodie. Au cours de celle-ci une jeune femme portant un étui de guitare, déambulera sur la scène, chorégraphie un peu inutile.
Il reprend ensuite sa guitare, ses comparses le rejoignent, retour à l’électrique pour un autre titre du dernier opus "Ramada Inn". Retour dans le passé avec Cinnamon Girl" (1970) tirée de l'album "Everybody Knows this  Nowhere".  
Un deuxième titre tiré de "Ragged Glory sera joué "Fuckin'Up", dans une version "fun". C'est loin d'être mon titre préféré. Ensuite viendra une reprise de Buffalo Springfield "Mr Soul" signée toutefois de Mister Young.
Le show se terminera sur un grand classique "Hey, Hey, My, My, (into the Black) qui clôt l'album Rust Never Sleeps.
Le groupe quittera la scène quelques minutes et viendra pour jouer un seul titre en rappel le fameux "Rockin' in the Free World".
Nous avons assisté a un spectacle d'une grande intensité, deux heures de très bonne musique qui nous a ravi. Neil Young était en grande forme, nous a montré son grand talent de guitariste et de chanteur à la voix unique.



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