samedi 24 février 2018

Concert surprise de Muse à la Cigale

En fin de semaine dernière annonce d'un concert surprise de Muse à la Cigale. Mise en vente le lendemain avec places réservées à ceux inscrits au fan club (gratuit) avant le 6 février. Places limitées à deux et nominatives pour éviter le marché parallèle
Mon fils réussissait en obtenir deux à un prix raisonnable de 66 euros, c'était inespéré quand on sait le public qu'attire cette formation sachant que cette salle mythique ne peut accueillir que 1400 personnes.
Ce concert est annoncé concert by request, chaque participant devant voter d'après une liste proposée de chansons pour ses cinq titres préférés.

dimanche 11 février 2018

Iron and Wine au Café de la Danse

Ce dimanche 11 février le Café de la Danse accueillait Iron and Wine, nom sous lequel se produit Samuel Ervin Beam, songwriter originaire de Caroline du Sud, auteur à ce jour de huit d'albums distillant d'excellentes compositions folk, dont le dernier en date "Beast Epic" est paru en aôut 2017.
Le concert était annoncé sold-out.
Mon amie Muriel ayant réussi à se libérer après maintes difficultés de ses obligations professionnelles nous nous rendions à ce concert.
Le café de la Danse petite salle à la très bonne acoustique est un lieu idéal pour recevoir ce genre d'artiste.
Nous nous installions sur les gradins face au centre de la scène.


Il est 20 heures passées de quelques minutes lorsqu'entre en scène Half Waif qui assure la première partie. Ce trio originaire de New York, amené par sa chanteuse claviériste Nandi Plunkett va nous proposer une pop électro pas désagréable pendant une demi heure. Une introduction en douceur pour cette soirée .



Il faudra un quart d'heure aux techniciens pour permettre à l'homme d'Iron and Wine et à ses accompagnateurs de nous rejoindre. Samuel Beam sera accompagné par Sebastian Steinberg à la basse et à la contrebasse, Eliza Jones aux claviers, Teddy Rankin Parker au violoncelle et Elisabeth Goodfellow aux percussions.

Au dessus des musiciens flottent des nuages cotonneux qui changeront de couleur au gré des éclairages.



Vêtu d'un costume leger, Samuel Beam s'installe au centre de la scène guitare en bandoulière, un verre de vin à portée de la main, ce sera le seul, dans lequel il trempera régulièrement ses lèvres au cours de la soirée, un Saint Joseph 

Pour débuter le set deux titres de "The Trapeze Swinger" et "Jezebel" vont donner le ton de la soirée. D'entrée la voix et les mélodies nous ravissent. Ils seront suivis de deux titres de l'excellent dernier album "Beast Epic", tout d'abord " Last Night" enchainé avec "Thomas County Law".

La guitare de Samuel Beam égrenne les notes, technique irréprochable, les musiciens derrière assurant superbement l'accompagement.

Le public apprécie la présence d'Iron and Wine et la réciproque est vraie.

Viennent ensuite "Cinder and Smoke" et "Jesus the Mexican Boy" avant un nouveau titre du dernier opus "Our Light Miles"

Après "House by the Sea", titre de 2007, Samuel Beam restera seul sur scène avec sa guitare pour nous interpréter trois titres, "Lion'Mane",  "Bitter Truth" extrait de "Beast Epic" et "God Made the Automobile". Un exercice difficile, parfaitement réussi.


Les quatre musiciens reviennent sur scène pour retrouver Samuel Beam et le set continue avec "Grace for Saints and Ramblers"
Les titres vont s’enchaîner toujours aussi agréables à l'écoute. Nous aurons droit à "Wolves (Song of the Shepherd's Dog)",  "Song in Stone", "Call It Dreaming", deux titres du dernier album, bien représenté au cours de ce show, "Winter Prayers", " Glad Man Singing" et "Boy With a Coin".

Pour le rappel, lors duquel les deux musiciennes se sont accoutrées de longues barbes noires, nous avons eu droit à une reprise de  Mazzy Star, "Fade into You"

Au cours de ce concert Iron and Wine a pioché dans l'ensemble de sa discographie et nous a offert une très belle soirée musicale, intimiste, avec un son excellent. Le public a quitté la salle ravi de cette très belle prestation.

la setlist :

The Trapeze Swinger
Jezebel
Last Night
Thomas County Law
Cinder and Smoke
Jesus the Mexican Boy
Our Light Miles
House by the Sea
Lion's Mane (Solo)
Bitter Truth (Solo)
God Made the Automobile (Solo)
Grace for Saints and Ramblers
Wolves (Song of the Shepherd's Dog)
Song in Stone
Call It Dreaming
Winter Prayers
Glad Man Singing
Boy With a Coin

Encore:
Fade Into You (Mazzy Star cover)





mardi 23 janvier 2018

Robin Trower à Massy pour les amateurs de guitare électrique

Ce mardi 23 janvier Robin Trower était de passage en région parisienne  au centre culturel Paul B. à Massy qui propose une très belle programmation musicale. Il devait s'y produire le 24 novembre dernier mais pour des raisons de santé sa tournée européenne avait été interrompue.
Son dernier passage en France remonte à octobre 2010. Un bail.
Mais qui connait Robin Trower et surtout qui cette musique intéresse-t-elle de nos jours.
Les amateurs de guitare électrique étaient quant à eux au rendez-vous, car Robin Trower est un des guitaristes qui excellent à la Fender Stratocaster.
73 ans cette année et sur les planches depuis 1962 avec les Paramounts où officiait également Gary Brooker fondateur de Procol Harum qu'il rejoindra dans ce groupe mythique dans lequel il œuvrera jusqu'à 1971. Il marquera de ses soli fulgurants son passage au sein de cette formation. Je vous invite à écouter les cinq disques auxquels il a contribué et qu'il a marqués de son empreinte guitaristique.

Sa carrière solo commence en 1971 et à ce jour a enregistré 22 disques en studio dont le dernier en date "Time and Emotion" est paru en 2017. La qualité est toujours présente.
Il est très sous estimé dans nos contrées souvent qualifié par certains rock critiques malveillants de sous Jimmy Hendrix. Laissons les dire. La réalité est tout autre.

Ouverture des portes de la salle vers 19 heures 45, je m'installe devant la scène, plein centre. Ce ne fut peut être pas le meilleur choix car malheureusement la sono ne fut pas à la hauteur et  les parties vocales furent pratiquement inaudibles. Cela peut paraître incroyable mais ce fut pourtant le cas,  d'autant plus que Robin Trower avait mis les potentiomètres à droite toute.  Heureusement son jeu de guitare n'en a pas pâti.

Il est 20 heures 30 lorsque Robin Trower entre sur scène accompagné de Richard Watts au chant et à la basse avec lequel il a déjà joué par le passé et de Chris Taggart à la batterie.

Pour démarrer "Too Rolling Stoned"  extrait de son excellent album "Bridge of Sighs" qui va donner le la de la soirée. Pendant une heure trente Robin Trower bien soutenu par ces deux acolytes va nous démontrer une fois tout son talent. Il n'est pas expansif sur scène, justes quelques mots de remerciement. Mais il a plaisir à jouer, ces mimiques au niveau du visage ne trompent pas.
Au cours du set nous aurons droit entre autres à "Day of the Eagle", "Daydream","Little Bit of Symapthy" que du bon.
D'autres titres interprétés au cours de cette soirée électrique : "Not Inside-Outside", "Somebody Calling", "Lady Love", Can't turn back the Door", seul titre du dernier album auquel nous avons eu droit ce soir et pour terminer  "Rise like the Sun" et "For the Earth Below".

Tout au long du set il n'utilisera qu'une seule guitare, une Fender blanche. Avec lui pas de frime, rien que sa musique.

C'est avec un grand plaisir que j'ai revu cet artiste. Un seul regret la sonorisation, du moins pour ceux placés à proximité immédiate de la scène.












µ

mardi 5 décembre 2017

DEPECHE MODE, un concert exceptionnel à Bercy Arena

Ce mardi 5 décembre les anglais de Depeche Mode se produisait dans le cadre du Global Spirit Tour à Bercy pour un deuxième concert annoncé complet comme celui de dimanche 3. Ce retour était attendu par ceux qui n'avaient pu assister à leur prestation au Stade de France en juin.
Dès la mise en vente j'avais pris deux places, mon amie Muriel, grande fan du groupe ne voulant pas manquer leur venue.
Nous gagnions vers 18 heures 30 nos places situées travée C, rang 4, sur la droite de la scène, relativement loin malheureusement.
Pour patienter les haut-parleurs diffusaient de la musique techno, un peu lassant mais bon, il a fallu faire avec.

Il est 19 heures 45 lorsque la première partie entre sur scène. Il s'agit d'un groupe chinois origianire de Nankin répondant au nom de Re-tros composé de trois membres, Dong Hua aux vocaux, percussion, synthés et guitare, de sa femme Min liu à la basse, synthés et percussion et de Jin Huang à la batterie. Ils pratiquent une musique post-punk, hypnotique, très technique mais qui nous a laissés un peu froids. 
Pendant la durée de leur intervention, une trentaine de minutes, la salle s'est remplie entièrement. 

Il est 20 heures 45 lorsque les lumières de l'arena s'éteignent et que résonne Revolution des Beatles annonçant l'arrivée imminentes de Depeche Mode.
Sur l'écran géant placé en fond de scène défilent des bottes géantes de couleur. Les musiciens arrivent un à un, gagnant leurs instruments. Dave Gahan arrivera le dernier et gagnera la partie surélevée de la scène qui partage l'écran en deux parties.
Il entamera le show avec "Going Backwards", tiré du dernier album Spirit, paru en 2017.
Le son est excellent ce qui n'est pas toujours le cas à Bercy.
Avec "It's no good" le groupe passe immédiatement à plein régime et cela va durer tout le set.
La voix de Gahan, irréprochable et la frappe du batteur Christian Eigner sont impressionnantes.

Gahan va tout donner pendant plus de deux heures. Les titres vont s’enchaîner avec pour chacun un projection vidéo bien sentie. "Barrel of  a Gun", "A Pain that I'm used to".
Martin Gore et Andy Fletcher connaissent la musique et avec leurs comparses depuis nombres d'années, Christian Eigner et Peter Gordeno ils nous entraînent irresistiblement dans leur univers.
Suivra "Useless" et son clip en noir et blanc, troisième titre tiré de l'album "Ultra" , un de leur must.

Le public exulte le groupe béneficie de fans passionnés.
Autres titres "Glorious", "World in my Eyes" suivi de "Cover Me", tiré du dernier album sur lequel sera projeté un clip dans lequel Dave Gahan est un cosmonaute. L’émotion est au rendez vous. Gahan est un showman et un chanteur à l'immense talent. Sa voix ne peut vous laisser insensible.

Le morceau suivant "Sister of Night" sera interprété par Martin Gore. "Home" sera un des grands moments de la soirée, repris en chœur par toute l'assistance. L'album "Ultra" constitue un des pilier du show..

Depeche Mode, quel répertoire de qualité. Le groupe a su évoluer et il est toujours là.
Avec les titres qui vont suivre, ils ne vont laisser aucun répit au public, tout le monde sera debout dans les tribunes.
"In your Room","Where's the Revolution", "Everything Counts", "Policy of Truth", "Enjoy"the Silence" nous prennent totalement. Gahan virevolte avec son micro, nous tient en main.
L'accueil du public est incroyable, le groupe le ressent, c'est visible sur le visage des musiciens qui sont ravis.
Le set s’achèvera avec "Never let me down"

Le groupe reviendra bien sûr pour un rappel de quatre titres. Tout d'abord "Judas" interprété en acoustique et chanté par Martin Gore, suivi de "Walking in my Shoes" un de leur grand titre sur lequel le batteur fait des merveilles, titre sur lequel sera projeté une vidéo d'un homme se maquillant en femme, chaussant des chaussures avec de très haut talons avant de se rendre avec un étui a guitare dans une salle de spectacle.
Les deux derniers titres seront "A Question of Time", tonitruant, et pour conclure le superbe "Personal Jesus".
Après le départ des musiciens les lumières mettront longtemps à se rallumer, nous espérions un autre encore mais....

Nous avons assisté à un concert de haute volée, sans aucune baisse de régime, un chanteur exceptionnel, des musiciens de très grands talents, un répertoire à la hauteur. Tous les ingrédients étaient là pour une soirée réussie.


La setlist :

Revolution (The Beatles song)

Cover Me (Alt Out)
Going Backwards
It's No Good
Barrel of a Gun (with 'The Message' (Grandmaster Flash) snippet)
A Pain That I'm Used To ('Jacques Lu Cont's remix' version)
Useless
Precious
World in My Eyes
Cover Me
Sister of Night(acoustic sung by Martin)
Home
In Your Room
Where's the Revolution
Everything Counts
Policy of Truth
Enjoy the Silence
Never Let Me Down Again

Encore:

Judas (acoustic, sung by Martin)
Walking in My Shoes
A Question of Time
Personal Jesus 






dimanche 3 décembre 2017

Alice Cooper - Salle Pleyel - Un show grandguignolesque comme nous l'attendions

En ce premier dimanche de décembre Vincent Damon Furnier, alias "Alice Cooper" était de passage dans la capitale dans le cadre de sa tournée "Spend the Night with Alice Cooper" faisant suite à la sortie de son dernier opus "Paranormal".
Après une virée à Lyon le 1er décembre, il se produisait ce soir dans la salle Pleyel. Qui eut cru que ce fut un jour possible d'accueillir ce type d'artiste dans cette salle ? Le concert était bien sûr complet, une nouvelle date est prévue le 7 à l'Olympia.
Ma voisine Muriel m'accompagnait. Ouverture des portes à 18 heures.
Nous nous installions à nos places, parterre haut sièges C 36 et 34, très bien situées sur la droite de la salle. Le public, femmes et hommes de tous âges. 

19 heures, arrivée sur scène de la première partie un groupe brésilien répondant au nom de Republica qui vient de sortir son quatrième album" Brutal and Beautiful".
Pendant une trentaine de minutes le groupe, emmené pour son chanteur dynamique Leo Belling, composé également de Luiz Fernando Vieira et Jorge Marinhas aux guitare, de Marco Vieira à la basse et de Gabriel Triani à la batterie va nous proposer un hard rock de bonne facture.

Les titres de leur set : Black Wings, Death for Life, Endless Pain, Beautiful Lie, Tears Will Shine, The Maze et Broken
Ils recevront un très bon accueil de l'assistance qu'ils remercieront en brandissant les drapeaux français et brésiliens réunis en un seul drapeau.
Et pour une fois, il convient de le signaler ils ont eu la chance pour une groupe de première partie de bénéficier d'une sono de bonne qualité.

Une demie-heure d'entracte pour permettre aux techniciens de finaliser l'installation du matériel.

Il est à peine 20 heures lors l'intro annonçant l'arrivée d'Alice Cooper se fait entendre.
Le show démarre fort avec un titre de 2000 " Brutal Planet", Alice Cooper apparait sous les acclamations du public.
Il est entouré par ses cinq musiciens Ryan Roxie, guitar, Nita Strauss, guitar, Tommy Henriksen, guitar, Chuck Garrric, bass guitar et Glen Sobel, drums qui vont également par leur jeu scénique assurer une part importante du spectacle, car Alice Cooper sur scène c'est du grand guignol. Il fut un précurseur en son temps, il a connu la gloire, des passages à vide, mais il est toujours là et bien là et il va nous le prouver ce soir.
Pour enchaîner, il rentre immédiatement dans le vif du sujet avec un de ses classiques "No More Mr Nice Guy" qui sera bien entendu repris en chœur  par l'assistance.
Ensuite un titre de 1997, "Under My Wheels". Entre chaque titre Alice Cooper change une partie de sa tenue vestimentaire, habillé par une femme se trouvant dans une coffre à jouets géant, entreposé sous la batterie très haut perchée, dominant la scène.
Les titres s’enchaînent sans aucun temps mort, "DepartementOf Youth" extrait de Welcome tomy Nightmare, premier album solo de Vincent Furnier sous le nom d'Alice Cooper, après la séparation du Alice Cooper Group en 1975.  Cet album a connu lors de sa parution un immense succès.
Et l'on poursuit avec "Pain", puis avec l'excellent "Billion Dollar Babies" un des immenses succès du groupe Alice Cooper.
Titre suivant "The World Needs Guits" tiré de l'album "Constrictor" qui a marqué le retour d'Alice Cooper après un silence de quelques années.
"Woman of Mass Distraction" sera suivi d'un solo de guitare démonstratif de la guitariste Nika Strauss, restée seule sur scène.
"Poison" sera suivi de "Halo of Flies" sur lequel la section rythmique nous gratifiera d'un bon solo de batterie suivi d'un plus court solo de basse.
Avec "Feed My Frankenstein" le grand guignol va atteindre le grandiose, avec la transformation d'Alice Cooper en Frankenstein géant qui déambulera durant quelques minutes sur la scène.
Retour à l'album "Welcome to My Nightmare" avec "Cold Ethyl" suivi d'un autre des grands succès de l'artiste "Only Women Bleed".
"Paranoiac Personality" sera le seul titre extrait du dernier album "Paranormal" . Il sera suivi de "Ballad of Dwight Fry" titre qui verra l'exécution d'Alice Cooper par la guillotine qui s'était vu quelques instants auparavant enfiler une camisole de force par deux infirmières très décidées.
Pour terminer le show deux classiques "I Love the Death" et "I'm Eighteen"

En rappel la très attendu "School's Out" incluant une reprise bien vue de "Another Brick in The Wall de Pink Floyd avec l'intervention de Jason Hook qui a officié plusieurs années au sein du groupe accompagnant Alice Cooper.

Pendant une heure trente Alice Cooper et ses musiciens ont fait le show et nous ont apporté ce que nous attendions la démesure et politiquement non correct, et cela c'est beaucoup dans notre monde actuel où la parole est dorénavant muselée. Merci rien que pour cela.

La setlist 

Brutal Planet
No More Mr. Nice Guy
Under my Wheels
Department of Youth
Pain
Billion Dollar Babies
The World Needs Guts
Woman of Mass Distraction
Guitar Solo (Nita Strauss)
Poison
Halo of Flies
(Incl. Drums & Bass soli)
Feed My Frankenstein
Cold Ethyl
Only Women Bleed
Paranoiac Personality
Ballad of Dwight Fry
I Love the Dead
I'm Eighteen

Encore:
School's Out


(with 'Another Brick in the Wall Part 2' snippet & feat. Jason Hook from 'Five Finger Death Punch')







samedi 11 novembre 2017

John Father Misty au Trianon pour un concert exceptionnel

En ce samedi pluvieux sur la capitale, quoi faire de mieux qu'assister à un concert.
Joshua Michael Tillman a.k.a. John Father Misty était de passage pour un concert unique au Trianon, l'une des plus belles salles de concerts parisienne.
Dès la mise en vente j'avais pris deux billets ne voulant pas manquer le passage de cet artiste en train de devenir un musicien américain de tout premier plan. Pour s'en convaincre il n'est qu'à écouter son dernier et magnifique album "Pure Comedy", excellent de bout en bout.
Artiste à la discographie déjà conséquente, avec un passage comme batteur chez Fleet Foxes, combo américain réputé, il a avec ce dernier album, conçu avec le support de Jonathan Wilson un des sorciers du son californien, franchi une étape qui va le conduire vers les sommets.
Mon amie Muriel qui avait pu se libérer de son travail m'accompagnait.
Nous nous installions au premier étage de la salle sur la gauche de la scène avec une très bonne vue sur celle-ci.
Le public était bien sûr au rendez vous, concert affichant complet, beaucoup d'anglo-saxons dans la salle. 

Il est 19 heures 30, la première partie une excellente chanteuse Weyes Blood à la superbe voix et  aux bonnes mélodies pop psychédélique, soft rock. La californienne entourée d'excellents musiciens va nous permettre d'attendre la tête d'affiche de la soirée dans les meilleures conditions. Son dernier album  Front Row Seat To Earth» est de très grande qualité.
La set list de son set : Diary, Used To Be, Seven Words, Be Free, A Certain Kind une reprise de Soft Machine, Generation Why et Do You Need My Love.
Elle recevra une excellent accueil mérité.





A suivre.

20 heures 35 John Father Misty entre sur scène sous les acclamations.

Pour débuter sa prestation il va nous interpréter les quatre premiers titres de son dernier opus, le magnifique et envoûtant "Pure Comedy" bien sur, puis "Total Entertainment Forever", "Things It Would Have Been Helpful to Know Befor The Revolution" et  le superbe "Ballad of The Dying Man".
Ses textes dénoncent l'hypocrisie religieuse et politique. Il y dresse un état des lieux de notre monde actuel.
Le ton est donné, la voix est puissante, chaude. Le charme opère. Les musiciens sont bien sûrs à la hauteur, aux guitares Chris Darley et David Vandervelde et John Father en personne, aux claviers Kyle Flynn et Jon Titterington, à la basse Elijah Thomson.

Le titre suivant "Nancy From Now On" sera interrompu par la faute de deux perturbateurs qui quitteront la salle. 

Le charisme et la prestance de John Tillmann ne peuvent laisser indifférent. Il semble possedé par sa musique. Il joue régulièrement avec le pied de micro qu'il balance dans tous les sens, s'agenouille, faisant preuve d'un sens théatral certain.
Le contact avec le public est des meilleurs il va à la rencontre des spectateurs des premiers rangs et dédicacera même quelques disques à la fin du show.
Nous assisterons à de grands moments avec des titres comme "Bored In the USA" et le grandiose "I love you Honeybear qui concluera le set.

En rappel trois titres, "Real Love Baby", "Holy Shit" et bien sûr  "The Ideal Husband"

Nous avons ce soir assisté à un superbe concert, les compositions de cet artiste gagnant de la force en live. Des prestations de ce niveau nous en redemandons.


La setlist

Pure Comedy
Total Entertainment Forever
Things It Would Have Been Helpful to Know Before the Revolution
Ballad of the Dying Man
Nancy From Now On
(Stopped and restarted… more )
Chateau Lobby #4 (in C for Two Virgins)
Nothing Good Ever Happens at the Goddamn Thirsty Crow
Only Son of the Ladiesman
When the God of Love Returns There'll Be Hell to Pay
A Bigger Paper Bag
When You're Smiling and Astride Me
This is Sally Hatchet
The Night Josh Tillman Came to Our Apt.
Bored in the USA
The Memo
I'm Writing a Novel
Hollywood Forever Cemetery Sings
I Love You, Honeybear

Encore:

Real Love Baby
Holy Shit
The Ideal Husband

Note: “So I’m Growing Old On Magic Mountain” était sur la setlist mais n'a pu être joué pour des contraintes horaires.






vendredi 10 novembre 2017

François et les Atlas Mountains - Un groupe vraiment original


Pour continuer sur la lancée une autre soirée musicale au programme ce soir avec ma fille et mon gendre à la salle Jacques Brel à Montigny le Bretonneux pour un concert de François and the Atlas Mountain, un groupe français emmené par François Marry qui a su créer un univers musical des plus original, ce qui de nos jours est devenu rare.


Malheureusement cette soirée n'a pas attiré beaucoup de public. D'une contenance de 290 personnes la salle ce soir n'accueillera qu'une centaine de spectateurs, c'est peu, et dommage car nous avons assisté à un concert de belle qualité avec des musiciens de talent.

En première partie vers 20 heures 15 le groupe Zéphyr, originaire des Yvelines, Versailles et Saint-Cyr l'Ecole composé de quatre musiciens, Aurélien, Johann, Thomas et Valentin, nous a proposé un set d'une vingtaine de minutes, très agréable, pop, rock avec de bonnes compositions. 

Il faudra ensuite attendre pour une trentaine de minutes pour voir arriver les quatre membres de François and The Atlas Mountains groupe à géométrie variable, composé ce soir d'Amaury Ranger à la basse et aux percussions,  de Gérard Black aux claviers et de  Jean Thévenin à la batterie.  
François Marry tout de blanc vêtu, va pendant une heure quarante cinq avec ses Atlas Mountains nous transporter dans son univers musical aux influences multiples, indie pop, afrobeat... faisant la part belle aux titres de leur dernier album "Solide Mirage" paru cette année.

Il fera se lever le public resté sagement assis jusqu'au quatrième tire "Piscine". Les trois premiers titres "Rentes écloses", "Grand dérèglement" et "Slow Love" nous ayant permis de rentrer doucement dans leur monde.
François Marry est totalement habité par sa musique et ses trois comparses sont d'excellents musiciens.
Suivent "Jamais deux pareils", "Apocalypse", très bon morceau parlant de famille et de rêves,"La fille" puis "1982 ", une année apparemment importante pour François Marry, qui nous parle d'un livre qu'il lit actuellement , un livre qui  invite à l’introspection. Les titres se succèdent nous plongeant de plus en plus dans son vertige musical.
Avec "Main", il annonce un nouveau titre, titre sans non, et nous invite à en trouver un si cela nous dit, titre  joué pour la premier fois "live".
Viendront ensuite "La vérité", tirée de l'album "Piano Ombre","Dessine", Âpres après" qui fera danser une partie de l'assistance venue se placer au pied de la scène et pour terminer le set "Talalbadro" et "Be water".
Ils reviendront pour un rappel de deux titres "Quitter la ville", une reprise de Rone et pour terminer "Les plus beaux" qui se repris en chœur par le public.
Le groupe recevra une acclamation méritée, pour un concert de très belle facture malgré un public plus que clairsemé devant lequel il s'est totalement donné.