mardi 3 octobre 2017

Encore un grand nom du rock qui disparait avec Tom Petty

Tom Petty vient de nous quitter, l'hécatombe des musiciens qui nous ont enchantés, continue malheureusement. Après Gregg Allman il y a peu c'est au tour de ce grand artiste de nous quitter brutalement. R.I.P. Tom.

Nick Cave and The Bad Seeds - Un fantastique concert au Zénith de Paris

Ce mardi 3 octobre Nick Cave et ses Bad Seeds étaient de passage dans la capitale. Deux dates au programme dans le cadre de sa tournée européenne et britannique. 
Je ne pouvais manquer d'aller le voir,ayant raté son dernier passage.Dès la mis en vente en février j'avais pris deux places ma voisine Muriel, grande fan étant de la partie.
Nous arrivons au Zénith, porte de Pantin vers 18 heures 30. La file d'attente est déjà conséquence,les fans de cet artiste hors norme  se produisant avec les Bad Seeds étant au rendez-vous puisque ce premier concert est annoncé sold-out.
19 heures ouverture des portes,nous passons les contrôles  et allons rapidement nous installer dans les gradins face à la scène légèrement sur la droite.Premier arrivé,premier servi,car le placement est libre, le prix du concert raisonnable pour Paris, 66 euros, 55 dans la fosse.
Ce soir pas de première partie, une soirée uniquement avec Nick Cave et ses Bad Seeds et c'est tant mieux.

Le dernier album de Nick Cave,son seizième à ce jour,intitulé "Skeleton Tree" est un superbe disque.Il a été composé à une époque où son fils est décédé accidentellement.

Il est 20 heures 35 lorsque les musiciens de Bad Seeds, Waren Ellis, guitare,violon,clavier,Martyn Casey,basse,Thomas Wydler,batterie,Jim Sclavunos,percussions, Conway Savage,claviers, Georges Vjestica, guitares, suivi de Nick Cave tout de noir vétu comme son habitude.

Le premier titre de cette soirée "Anthrocene,est extrait de l'album "Skeleton Tree".Pour le second titre "Jesus Alone" Nick Cave quittera le tabouret sur lequel il s’était installé pour aller à la rencontre de ses fans en bord de scène.Fans indispensables au fonctionnement de cet artiste adulé.

Il arpente la scène de côte à l'autre.

Suivent "Magneto" et "Higgs Boson Blues" un des grands moments de la soirée Nick Cave les bras en croix tel le Christ se donne totalement au public,demandant s'il entend battre son coeur.
Les titres s’enchaînent avec les excellents "From Her to Eternity" et "Tupelo",la ville natale d'Elvis.
Le titre suivant "Jubilee Street" nous entraîne dans maelstrom sonore.
Derrière les Bad Seeds assurent,ce sont tous d'excellents musiciens habitués à la débauche d'énergie de Nick Cave tant ils ont tourné ensemble.
Viennent deux titres très attendus par les fans "The ship song" et "Into my Arms" cette dernière dans une version réorchestrée.
"Girl in Amber" sera suivie de la très poignante et magnifique "I need you" écrite en hommage de son fils.Lors de ce titre il s’assièra et s'aidera du texte écrit. Il se relèvera et s'adressera au public en martelant  "I need you".
Avec "Red Right hand" et "The Mercy Seat",l'enfer est toujours au centre des préoccupations de Nick Cave,qui entraîne avec lui le public dans ces contrées de plus sombres.

Le titre suivant sera "Distant Sky" superbe balade partagée avec une chanteuse suédoise Else Torpe en projection sur l'écran de fond de scène.
Le set se conclut sur "Skeleton Tree" à la suite duquel Nick Cave et les Bad Seeds quittent la scène.

Ils reviendront pour un long rappel de trois titres.
Le premier "The Weeping Song" durant lequel il descendra de scène pour se mêler au public en extase dans les gradins de droite. Il fera ensuite monter des dizaines de spectateurs sur la scène, ceux-ci s'entassant devant les musiciens, dont la stoïcité est vraiment à toute épreuve.
Ils y resteront et se trémousseront sur le titre suivant "Stagger Lee" à la fin duquel Nick Cave leur demandera de s'asseoir.
Le dernier titre de ce fantastique concert sera "Push the Sky" durant lequel Nick Cave rejoindra le public dans les gradins de gauche, avant de nous quitter définitivement avec les Bad Seeds laissant un public sonné par son extraordinaire prestation.
Nous avons ce soir assisté à un concert vraiment intense, d'une grande qualité musique avec un Nick Cave and The Bad Seeds au somm



La setlist : 

Anthrocene
Jesus Alone
Magneto
Higgs Boson Blues
From Her to Eternity
Tupelo
Jubilee Street
The Ship Song
Into My Arms
Girl in Amber
I Need You
Red Right Hand
The Mercy Seat
Distant Sky
Skeleton Tree

Encore:
The Weeping Song
Stagger Lee
Push the Sky Away



dimanche 1 octobre 2017

SPARKS, un groupe pas comme les autres

Ce dimanche 1er octobre, Sparks, duo californien, crée en 1972, composé des frères Ron et Russel Mael était de passage dans la capitale dans le cadre d'une tournée mondiale destinée à présenter leur dernier album en date paru en septembre "Hippopotamus", 24ème à ce jour.
Groupe inclassable s'il en est, dont la créativite n'a jamais été en baisse et n'est plus à démontrer.
Organisé à la Gaité Lyrique dans le 3ème arrondissement, ce concert dernière date européenne était bien sûr complet, le groupe étant suivi par de fervents adeptes de leur musique aux facettes glam rock, pop, new wave et autres.

Ayant convaincue mon amie Muriel de m'accompagner, j'avais donc pris deux places dès la mise en vente.

Ouverture des portes à 19 heures 30. Nous nous installons devant la scène sur la droite. Pour patienter les haut parleurs diffusent des chansons italiennes, étonnant, mais pas avec Sparks.
Il est 20 heures 10 lorsque qu'entre sur scène Mister Goodnite, de son nom Tyler Parkford que nous retrouverons un peu plus tard derrière les claviers avec Sparks.

Vêtu d'un costume pied de poule des plus désuet, un bouquet de roses à la main, il enclenche une platine tourne disque sur laquelle se trouve un 33 tours qui va lui servir de bande sonore. Sur des mélodies d'une autre époque celle des Crooners, il laisse sans doute libre cours à sa passion.
Il ne nous laissera pas un souvenir impérissable c'est le moins que l'on puisse dire, gentillet est le mot qui convient.

Il faudra attendre 21 heures pour voir arriver sur scène les cinq musiciens accompagnant le duo californien, tous vêtus d'un tricot marin. à la batterie  Steven Nistor (Daniel Lanois, Sparklehorse), à la basse Zach Dawes ( Mini Mansions), à la guitare Evan Weiss (Junk) et Michael Shuman (Queens of the Stone Age, Mini Mansion) et Tyler Parkford (Mini Mansion) aux claviers.
Russel et Ron Mael les suivent dans la foulée.

Le ton du set est donné d'entrée, il sera énergique avec pour ouvrir la soirée "'What the Hell Is It This Time?' premier extrait de leur dernier album. 
Russel se démène comme un beau diable, Ron comme à son habitude est figé derrière son clavier.

Ils enchaîneront avec deux titres d'un de leurs meilleurs albums selon moi "Propaganda", "Propaganda" et "At Home, At Work, At Play".
Viennent ensuite un titre de 2008, "Good Morning" et une superbe composition disco de 1984 "When do I get my way".

Russel s'adresse ensuite à l'assistance et introduit un court titre "Problably nothing". Russel est en forme, la voix est là, Ron est toujours aussi impassible et figé derrière son clavier. Quel  contraste !

Retour au dernier opus avec "Missionary position" et "Hippotamus"qui a donné son titre à l'album. Les Sparks sont les Sparks et osent tout dans leurs textes.

C'est l'heure de "When I am with you" un de leur très grand succès.
La salle est ravie, composée d'un public de vrais fans.

Titre suivant "Dickaround" de 2006. Retour à "Hippopotamus avec "Scandinavian design" et "Edith Piaf (Said It Better Than Me)" autre excellent titre de ce même opus.

"Never Turn Your Back on Mother Earth" excellent morceau issu de "Propaganda", titre repris en son temps par Depeche Mode.

Le duo nous montre une fois de plus qu'il n'a rien perdu de sa verve avec "I wish you were fun", encore un extrait de leur dernière production, cet album ne contient que du bon, rien à jeter.

"My Baby's Taking Me Home" précède deux incontournables. 
Tout d'abord "The Number One Song in Heaven" titre sur lequel Ron quitte son clavier, enlève sa veste qu'il plie et dépose sur celui-ci et vient se placer au milieu de la scène avant de se lancer dans une danse débridée mettant la salle en délire. Suite à cet exercice il regagnera sa place et se figera à nouveau jusqu'à la fin du concert.

Les premières mesures de "This town ain't big enough for the both of us" se font entendre. Sans doute leur titre le plus célèbre qui n'a pas pris une ride, toujours aussi explosif.

Le groupe quittera la scène sous les vivats après avoir interprété "Life with the Macbeths" qui clôture "Hippopotamus"

En rappel Russel annonce un invité surprise, l'assistance évoque le nom de Catherine Ringer, mais non ce fut Leo Carrax pour "When You're a French Director" tiré également du dernier album. Le réalisateur tourne un film sur les Sparks, une confidence de Russel.

Pour terminer la soirée un titre tiré de leur collaboration avec Franz Ferdinand "Johnny Delusional" et "Amateur Hour" un autre grand titre de "Kimono My House".

Pendant de longues minutes Russel et Ron remercieront le public, émus de l'accueil qui leur aura été réservé, ne manquant pas d'évoquer leur amour pour la culture française.
Nous avons assisté à une très bonne présentation de Sparks, dynamique, joyeuse. Une très belle soirée de musique.


La setlist :

What the Hell Is It This Time?
Propaganda
At Home, At Work, At Play
Good Morning
When Do I Get to Sing "My Way"
Probably Nothing
Missionary Position
Hippopotamus
When I'm With You
Dick Around
Scandinavian Design
Edith Piaf (Said It Better Than Me)
Never Turn Your Back on Mother Earth
I Wish You Were Fun
My Baby's Taking Me Home
The Number One Song in Heaven
This Town Ain't Big Enough for Both of Us
Life with the Macbeths

Encore:
When You're a French Director (with Leos Carax)
Johnny Delusional (FFS cover)
Amateur Hour

dimanche 10 septembre 2017

Metallica de retour à Bercy pour un concert dantesque

Ce dimanche 10 septembre les Californiens de Metallica se produisaient pour un deuxième soir à Paris dans le cadre de leur tournée européenne. Concert bien entendu sold-out depuis le jour de la mise en vente des billets, le groupe ne s'étant produit dans nos contrées depuis cinq ans.

Suite à un changement d'emploi du temps de dernière minute il m'était possible d'assister à ce concert et je m'y rendais donc avec mon fils qui avait une place en réserve.

Comme c'est devenu l'habitude malheureusement par la faute de quelques demeurés chaque manifestation festive maintenant se fait sous la protection bienvenue des forces de police. D'autant plus présente à cette occasion qu'aux yeux de certains la heavy music est la musique du diable.

Il est 19 heures 15 lorsque nous gagnons la fosse. La scène est montée au milieu de celle-ci permettant à l'ensemble du public présent dans l'arena de bien voir le groupe.

Bercy est plein comme un œuf sans doute pas loin  des vingt mille personnes.

Il est à peine dix-neuf heures trente lorsque les six membres de Kverlertak entrent sur scène.
Pendant une quarantaine de minutes, Erlend Hjelvik  au chant, Vidar Landa à la guitare guitare, Bjarte Lund Rolland  à la guitare, Maciek Ofstad  troisième guitare,  Marvin Nygaard  à la  basse et Kjetil Gjermundrød  à la batterie vont nous envoyer une dizaine titres hardcore ne nous laisssant aucun répit.
Les norvégiens recevront un bon accueil du public. Je ne connaissais pas cette formation mais ne suis pas un adepte de leur style.
La set list de leur passage : Apenbaring, Bruane Brenn, Mjod, 1985, Berserkr, Evig Vandrar, Ulvetid, Blodtorst, Manelyst et Kvelertak.



Il est ensuite annoncé une trentaine de minutes d'entracte pour permettre aux techniciens de Metallica de préparer la venue du groupe.

Il n'est pas tout à fait vingt et une heures lorsque le noir se fait dans la salle. Les premières notes de "The Ecstasy of Gold", célèbre titre d'Ennio Morricone, bande originale du Bon, la Brute et le Truand résonnent. Ce titre introduit depuis fort longtemps les concerts du groupe et nous plonge immédiatement dans l'ambiance.

Nos quatre hommes surgissent sur la scène sous les acclamations du public. La fosse s'agite déjà. La scène centrale est surplombée d'une multitude de cubes qui vont servir d'écran tout au long de leur prestation qui va être audio bien sûr mais très visuelle.

Pour l'entrée en matière deux titres de leur excellent dernier opus "Hardwired...To Self Destruct" paru fin 2016, " Harwired" suivi de "Atlas Rise".
Le son est excellent, le groupe envoie du lourd d'entrée d'autant plus que va suivre "Seek and Destroy" un de leurs classiques rarement abordé en début de concert.
Le public dans la fosse est déchaîné, un pogo se met en place.
Hatfield est un vrai meneur de show. Sur scène Metallica, c'est vraiment impressionnant. Lars Ulrich frappe ses fûts comme un bûcheron et Robert Trujillo finit de nous assommer pendant que Kirk Hammett dégaine ses solos impressionnants. 

A la suite de ce titre James Hatfield annonce la couleur de la soirée, des titres du dernier album et des choses plus anciennes et demande au public de se surpasser pour faire encore mieux que le vendredi.

Le groupe enchaîne avec "Through The Never" et "Fade to Black" 

Les quatre musiciens se déplacent sans arrêt sur la scène pour mieux s'offrir au public, des micros étant disposés tout autour. La batterie tourne également sur elle-même.
Et question visuel le spectacle est également au rendez-vous grâce à une cinquantaines d'écrans vidéo cubiques qui montent et descendent au dessus des musiciens dans un ballet réglé au millimètre. 

Retour au dernier opus avec deux titres, tout d'abord "Now we"re Dead", au milieu duquel les quatre musiciens vont laisser leurs instruments pour chacun se mettre à taper sur de gros cubes blancs et se lancer dans un collectif de percussions du meilleur effet, qui sera suivi de "ManUNkind".

Retour à un classique avec "For Whom The Bell Tolls" un de mes titres préférés, qui sera suivi de "Halo on Fire" tiré de leur dernier disque qui intégrera un solo de Kirk Hammett et Robert Trujillo qui rendra hommage à Cliff Burton, deuxième bassiste du groupe décédé tragiquement il y a une trentaine d'années. Moment émotion.

Metallica nous offre ensuite une reprise du groupe Diamond Head avec "Helpless".

A l'issue de se titre James Hatfield interroge l'assistance, comme dans chaque concert du groupe, pour savoir s'il y a de jeunes fans, il demandera ensuite aux anciens de se manifester et demandera ensuite si Paris veut du heavy et là nous allons être servis avec la suite. Tout d'abord avec "Fuel", puis avec "Moth Into Flame" tiré de Hardwired, morceau durant lequel un ballet lumineux de drones lucioles se mettra en place au dessus du groupe, un superbe effet innovant.
L’enchaînement de "Sad But True",  à la suite duquel la salle sera plongée dans le noir avec des bruits de guerre, annonçant"One". Durant ce titre les écrans afficheront  les portraits de soldats de la Première Guerre issus de tous les pays belligérants, un très beau moment.
Le groupe nous mettra ensuite K.O. avec une version dantesque de "Master of Puppets", repris en chœur par l'ensemble de la salle.
Le groupe à l'issue de ce titre quittera la scène quelques minutes pour revenir pour un encore de trois titres et pas des moindres.
Pour commencer ce rappel du très lourd avec "Fight Fire with Fire" extrait de "Ride The Lightning", puis deux incontournables, "Nothing Else Matters" et le superbe "Enter Sandman".

Une fois de plus Metallica nous a assommé par sa maîtrise scénique et son répertoire.
Les quatre musiciens remercieront pendant de longues minutes le public, lançant par poignées des médiators.

Metallica sans aucun doute un des meilleurs groupes sur scène qui donne à son public ce qu'il attend. Ce soir deux heures quinze sans aucun répit.




mardi 25 juillet 2017

Un superbe concert des australiens de Midnight Oil à l'Olympia

Ce mardi 25 juillet les australiens de Midnight Oil, groupe qui connut ses heures de gloire entre 1984 et 1992, auteurs à ce jour d'une dizaine d'albums, reformés en 2016 pour une tournée mondiale intitulée "The Great Circle 2017" étaient de retour dans la capitale pour une nouveau concert à l'Olympia. Ils s'étaient précédemment produits dans cette même salle pour un concert sold-out le 6 juillet.
N'ayant pu assister à leur première prestation, j'accompagnais mon amie Muriel,  grande fan du groupe.
Nous nous installons à l'orchestre à une quinzaine de mètres de la scène sur la droite de celle-ci.
L'Olympia était une nouvelle fois très bien rempli, malgré la concurrence de U2 programmé pour son premier concert au stade de France.

Il est 20 heures lorsque entre en scène le groupe The G, venu de Corse, composé de deux frères, guitare et batterie qui pendant une trentaine de minutes vont dynamiter la salle d'un rock sauvage d'inspiration anglo-saxonne.

Il est 21 heures lorsque Midnight Oil, arrive sur scène, sous les acclamations d'un public déjà conquis.
Pendant plus de deux heures Peter Garrett, chanteur charismatique, Rob Hirst à la batterie et au chant, Jim Moginie à la guitare et aux claviers, Martin Rotsey à la guitare solo, Bones Hillman à la basse, renforcé ponctuellement par Jack Howard à la trompette vont nous offrir un spectacle de haut niveau.

Pour démarrer le set "Outside World" suivi de "Only The Strong" nerveux à souhait.
"Golden Age","Brave Face", "Put Down The Weapon" et "Shakers and Movers" continuent sur la lancée. Peter Garrett, parcours la scène en tous sens, avec sa démarche robotique et ses gestes saccadés, vivant les textes des chansons. la voix est intacte.

Le son son est impeccable et les éclairages sont sobres mais efficaces.

La setlist est très différente de celle de leur premier set à Paris début juillet.

"Truganini" chanson politique, sera suivi de "Moutains of Burma", "Somebody's Trying to Tell Something";
N'oublions pas que Midnight Oil est un groupe qui s'est investi dans la préservation de la planète, Peter Garrett, ne manquera pas de nous rappeler ses convictions au cours de cette soirée.
Nous avons ensuite droit à une très belle version acoustique de "My Country" suivi de "US Forces" et Tin Legs and Tin Mines".
Redémarrage en force avec "Kosciusko". Puis "Feeding Frenzy", "In the Valley" et "Power and the Passion" avant "The Dead Heart" fantastique titre repris en chœur par toute la l'assistance.

C'est ensuite l'heure des titres planétaires qui sonne, sur laquelle l'ambiance de la salle atteindra son paroxysme. "Beds are Burning", "Blue Sky Mine", des titres incontournables attendus par tous.
"Best of Both World" concluera le set. A l'issue de ce titre, après que Peter Garrett ait remercié chaleureusement le public de l'accueil fait au groupe, les musiciens quitteront la scène.

Ils reviendront quelques minutes plus tard pour une premier encore de trois titres, "Now or Never Land", "Concrete" et "Dreamworld".

Les acclamations du public vraiment ravi de retrouver ce groupe feront revenir les musiciens pour un dernier titre "Forgotten Years" qui concluera un très beau concert donné par un groupe qui a marqué une époque et toute une génération. Ce fut vraiment une belle soirée.















La setlist 

Outside World
Only the Strong
Golden Age
Brave Faces
Put Down That Weapon
Shakers and Movers
Truganini
Mountains of Burma
Somebody's Trying to Tell Me Something
My Country
US Forces
Tin Legs and Tin Mines
Kosciusko
Feeding Frenzy
In the Valley
Power and the Passion
The Dead Heart
Beds Are Burning
Blue Sky Mine
Best of Both Worlds

Encore:
Now or Never Land
Concrete
Dreamworld

Encore 2:
Forgotten Years

mardi 11 juillet 2017

Kevin Morby, un musicien en pleine ascension, pour une belle soirée au Trabendo

    Ce mardi 12 juillet le talentueux Kevin Morby, originaire du Missouri était à l'affiche d'un concert au Trabendo.

    Je n'avais pu assister à sa prestation dans cette même salle en novembre 2016, je ne ratais pas l'occasion de le voir cette fois-ci.
    Ma fille Caroline m'accompagnait. Beaucoup de monde sur le quartier de la Villette une fois encore d'autant plus qu'au Zénith situé à quelques dizaines de mètres le groupe Z.Z. Top était à l'affiche.
    En ce qui concerne Kevin Morby le concert était complet car ce jeune artiste qui officiait auparavant dans le groupe Woods en est à son quatrième album avec City Music qui vient de sortir en juin.
    Ces quatre disques sont excellents.
    Les portes de la salle ouvrent à 19 heures, nous nous installons tout devant contre la scène, légèrement sur la droite. Le public est assez jeune autour de la trentaine.

    La première partie est assurée par Hand Habits, le projet de Meg Dufy qui n'est autre que la guitariste soliste de Kevin Morby.
    Pendant une trentaine de minutes elle va interpréter seule à la guitare électrique des titres difficiles d'accès, très introspectif, sans mélodie attirant l'attention à la première écoute. A écouter seul dans une pièce.
    Par contre elle nous a démontré tout son talent à la guitare et elle nous donnera plus tard dans la soirée de nous démontrerune nouvelle preuve au côté de Kevin Morby.

    Il est 21 heures lorsque Kevin Morby entre sur scène vétu d'un costume blanc portant sur le devant ses initiales, sur l'arrière le titre de son nouveau disque. Le pantalon et la veste sont décorés de symboles musicaux, clé de sol, clé de fa. Il est accompagné de Meg Duffy à la guitare, de Cyrus Gengras à la basse et de Nick Kinsey à la batterie, qui sont tous trois d'excellents instrumentistes.

    Le set débute par l'excellent "City Music" qui immédiatement va donner le ton de ce concert et sera suivi de "Crybaby" tiré également du dernier album comme les deux titres suivants "1234" et "Aboard my Train". Les compositions sont excellentes , Kevin Morby se démène comme un beau diable. Il est soutenu par une section rythmique vraiment excellente.
    Après ses quatre titres tirés "City Music" résonnent les premières notes de "Harlem River" qui a donné son titre au premier album solo de ce musicien.
    Nous aurons droit également à "Downtown Lights", "Beautiful Strangers", "The Ballad of Arlo Jones", "Dorothy".

    Au cours de ce concert Kevin Morby nous fera part de son grand plaisir de jouer à Paris et promettra de revenir avant la fin de l'année..

    Le public a été vraiment conquis par cet artiste, mais il l'était déjà certainement d'avance tant Kevin Morby et talentueux. Il se donne à fond sur scène, un plus.

    A peine le concert terminé il gagnera rapidement le stand merchandising et dédicacera, disques, billets de concert, tandis que les autres membres du groupe se mêleront au public autour d'un verre. Un bel état d'esprit.

    Nous avons passé une très belle soirée dans cette salle à taille humaine, dans laquelle il faisait toutefois très très chaud, tant pour les musiciens que pour le public






    vendredi 7 juillet 2017

    Les Guns'n'Roses au rendez-vous au Stade de France.

    Ce jour vendredi 7 juillet Guns 'n Roses groupe qui a tant marqué les années 1985-90 par son son look , ses excentricités et son rock sauvage était de retour à Paris au Stade de France dans le cadre de sa tournée  "Not in this Lifetime" faisant suite aux retrouvailles d'Axel Rose, Slash et Duff McKagan. 
    Impossible pour moi de manquer leur passage. Ma comparse Muriel était de la partie à cette occasion.
    Forte chaleur sur la capitale en ce jour de départ en vacances, une circulation très compliquée pour accéder au stade, encore plus compliquée aux abords, par les mesures de sécurité imposées par les risques d'attentat.
    Le concert n'est pas sold-out mais le public de tous âges est au rendez-vous, au bas mot 70 000 fans pour cet unique concert du groupe dans notre pays.

    Nous accèdons à nos places en tribune T à 19 heures 15, moment où résonnent les premières notes du groupe Biffy Clyro qui assure la première partie en Europe.
    Les trois écossais Simon Neil à la guitare et au chant, James Johnston à la basse, Ben Johnston aux drums, ont déjà sept albums au compteur dont le dernier en date est paru en 2016. Pour tourner ils sont renforcés par Mike Vennart à la guitare et Richard Ingram. 
    Pendant une trentaine de minutes ce groupe qui connait un grand succès en Grande Bretagne va délivrer un rock alternatif mélodique de  très belle facture. Ils ont bénéficié au cours de leur prestation d'une sono potable ce qui n'est pas toujours le cas pour les groupes assurant la première partie.
    Tout au long de leur prestation le chanteur ne manquera pas d'annoncer l'arrivée prochaine des Guns. Neuf titres pour cette ouverture : "Wolves of Winter", "Living Is a Problem Because Everything Dies", "Biblical", "That Golden Rule", "Black Chandelier", "Bubbles", "Animal Style", "Many of Horror, Mountains".

    Les membres du groupe recevront un bon accueil du public présent à cet instant.




    Il est 19 heurs 50 lorsque les musiciens quittent la scène pour laisser la place à l'équipe techique.

    20 heures 10 des vidéos d'armes à feu s'affichent avec de retentissants coups de feu.
    L'arrivée des Guns ne devrait pas tarder.
    20 heures 15 résonne la mélodie Looney Tunes suivie de The Equalizer. Incroyable, le spectacle démarre à l'heure. La dernière fois où j'ai eu l'occasion de les voir à Bercy, ils s'étaient présentés sur scène avec presque deux heures de retard.

    Axel Rose, Slash, Duff McKagan, membres originels du groupe, Dizzy Reed, ancien gunner également, Richard Fortus, le Ron Wood des Guns, Frank ferrer et Melissa Reese investissent la scène et démarrent avec "It's so easy", suivi de "Mr Brownstone" titre avec lequel l'on rentre dans le vif du sujet. Vient ensuite "Chinese Democracy" avant d'attaquer "Welcome to the Jungle" , titre qui va vraiment lancer le show sur sa vitesse de croisière. Axel Rose se démène comme un beau diable, la silhouette n'est plus la même, l'homme s'est empâté, le visage est botoxé, la voix est là, mais celui qui lui vole la vedette c'est Slash. Guns avec Slash c'est vraiment autre chose.
    Les titres s'enchaînent "Double Talkin' Jive","Better", "Estranged".

    Première reprise de la soirée avec "Live and Let Die" un titre des Wings, un de leur grand succès, le public exulte.
    "Rocket Queen", puis un de leurs grands morceaux "You could be mine", avant une reprise des Damned "New Rose".
    Et ça continue avec "This is Love", "Civil War" que Slash conclura avec un clin d’œil à Jimi Hendrix et son Voodoo Chile. Slash impressionne par son jeu de guitare mais n'oublions pas Richard Fortus qui est loin d'être manchot.
    Autres titres "Yesterday" puis "Coma" lors duquel Axel présentera les musiciens, avec une ovation toute particulière du public lorsqu'il introduira Slash, véritable vedette de cette soirée, surclassant Axel. L'on ne ressent pas de complicité entre les deux d'ailleurs, peut-être pour cette raison.
    Slash s'avance ensuite au devant de la scène pour une séance solo de guitare avec un hommage à Chuck Berry avec un extrait de Johnny Be Good avant de nous interpréter le thème de Godfather de Nino Rota.
    Reprise avec le groupe au complet pour un de leurs classiques, "Sweet Child o' Mine" et "My Michelle".
    Vient une reprise un peu surprenante d'un titre des Pink Floyd, "Wish you Were Here" en duo Slash/ Richard Fortus.
    Ces intermèdes permettent à Axel Rose de procéder à ses nombreux changements vestimentaires. 
    Une moment de piano avec un extrait de "Layla" introduira "November Rain" balade incontournable.
    Suivront deux reprises l'une de Soundgarden avec "Black Old Sun" et "Knocking on Heaven's Door de Dylan, version Guns bien sûr que la foule reprendra en choeur.
    Un " Night Train" d'enfer conclura le set.

    Le rappel sera des plus copieux avec pas moins de sept titres : "Sorry", "Patience", "Whole Lotta Rosie" (AC/DC cover), Axel a toujours été un fan du groupe et même son chanteur suppléant récemment, Don't Cry, une bonne version de "The Seeker" des Who, Paradise City un incontournable et pour conclure un hommage à Chris Cornell, récemment décédé "You Know My Name".
    Trois heures de show les Guns n'ont pas lésiné, quelques pétards d'artifices pour terminer en beauté, un public ravi par leur prestation qui acclamera longtemps les musiciens espérant un dernier encore.
    Nous avons assisté à un très bon concert, l'on pouvait craindre le pire, ce ne fut pas le cas. Quel plaisir de retrouver ce groupe, dernier gang de rocker, maintenant tout est policé. Ils nous ont vraiment enchantés.

    Nous retrouverons en sortant les embouteillages habituels autour du Stade de France en fin d’événement et pour corser le tout, une panne d'alimentation est survenue sur les lignes B et D du R.E.R.







    La setlist

    Looney Tunes
    The Equalizer
    (Harry Gregson-Williams song)
    It's So Easy
    Mr. Brownstone
    Chinese Democracy
    Welcome to the Jungle
    Double Talkin' Jive
    Better
    Estranged
    Live and Let Die (Wings cover)
    Rocket Queen
    You Could Be Mine
    New Rose (The Damned cover) (with "You Can't Put Your Arms… )
    This I Love
    Civil War ((with "Voodoo Child" outro)
    Yesterdays
    Coma ( with band introductions)
    Slash Guitar Solo (Incl. Johnny B. Goode)
    Speak Softly Love (Love Theme From The Godfather) (Nino Rota cover)
    Sweet Child O' Mine
    My Michelle
    Wish You Were Here (Pink Floyd cover) (Slash & Richard Fortus guitar duet)
    November Rain (with "Layla" piano exit intro… more )
    Black Hole Sun (Soundgarden cover)
    Knockin' on Heaven's Door (Bob Dylan cover)
    Nightrain
    Encore:
    Sorry
    Patience
    Whole Lotta Rosie (AC/DC cover)
    Don't Cry
    The Seeker (The Who cover)
    Paradise City
    You Know My Name (Chris Cornell song)



    Festival Days Off - Michael Kiwanuka et James Vincent McMorrow nous enchantent

    Dans le cadre du festival Days Off qui se tient depuis plusieurs années à la Villette, festival à la programmation toujours excellente, la grandiose salle Pierre Boulez à la Philharmonique accueillait deux artistes aux voix et aux styles très différents, mais deux grands chanteurs venus pour le premier James Vincent McMorrow d'Irlande, d'Angleterre pour le second.

    Ma fille Caroline guitariste émérite m'accompagnait à cette occasion. 

    Cette soirée affichait sold-out, beaucoup de monde sur la capitale en cette saison, beaucoup de concerts proposés cette année, des concerts de qualités comme celui au programme de cette soirée.

    Il est 20 heures 35 lorsque James Vincent McMorrow entre sur scène. Il va se produire seul pendant une heure s'accompagnant  à la guitare et au piano,
    Auteur à ce jour de quatre albums dont deux en moins d'un an, le dernier en date "True Care" est paru en mai 2017.
    Sa superbe voix souvent à la limite du R'n'B va nous charmer pendant toute la durée de sa prestation.


    Une demi-heure d'entracte il est vingt deux heures lorsque Steve Pringle s'installe derrière ses claviers rejoint quelques instants plus tard par Michael Kiwanuka pour une intro très floydienne amenant le premier titre Cold Little Heart. Les autres musiciens gagnent un a un leur instrument, l'excellent Michael Jablonka à la deuxième guitare, Alexander Bonfanti à la basse, Lewis Wright à la batterie et Graham Godfrey aux percussions.
    Les morceaux vont s’enchaîner sans temps mort, je vous conseille l'excellentissime dernier album en date de cet artiste "Love & Hate", parfait de bout en bout.

    Nous aurons droit à "One More Night", "Falling", "Black man in a White World", "Place I Belong", "I'n getting Ready" , "Rest", "Rule The World", "The Final Frame" et pour conclure le set "Father'Child" avec ses beaux éclairages verts, titre sur lequel Michael Kiwanuka quittera la scène le premier sous les acclamations d'un public vraiment enthousiasmé par cette superbe prestation. Les musiciens quitteront un a un la scène, les derniers à partir étant le guitariste puis le clavier.
    Michael Kiwanuka et ses musiciens reviendront pour un rappel de deux titres "Home again" et bien sur "Love & Hate".
    Ce chanteur n'en doutons pas ira très loin, sa voix, ses compositions offrant un éclectisme rare en sont le garant.

    Le public quittera cette superbe salle pour retrouver la douceur nocturne d'une très chaude journée d'été sur Paris.
    Nous avons vraiment assisté à une soirée musicale de très grande qualité dans une salle à taille humaine à l'acoustique parfaite. Vive la musique en live à prix raisonnable.


    vendredi 2 juin 2017

    Sean Rowe aux Etoiles

    Ce vendredi 2 juin veille de long week-end le new yorkais Sean Rowe était de passage à Paris, dernière date de sa tournée européenne destinée à promouvoir son dernier disque "New Lore"
    Il 'agit du cinquième opus de cet excellent songwriter malheureusement très peu connu sous nos contrées.
    Se produisant seul en s'accompagnant magistralement à la guitare c'est un artiste atypique à la voie magnifique.
    J'ai eu l'occasion de le voir en mars 2017 au Point Éphémère et sa prestation m'avait enchantée. Son dernier disque étant de très belle facture, je ne pouvais manquer son nouveau passage dans la capitale, aux Etoiles rue du Château d'Eau.
    Mon amie Muriel avait cette fois-ci pu se libérer, appréciant énormément cet artiste unique.
    Un public très restreint a assisté  à cette soirée, nous n'étions pas plus de quatre-vingt personnes, c'est vraiment peu pour un tel artiste, mais le spectacle ne s'en resentira pas.

    En première partie Florian Bertonnier du groupe Refuge, au piano, accompagné de Lou Lher au violon vont nous proposer une musique intéressante assortie d'un bon chant. Cinq titres dont le dernier composé par Lou Lher de très belle facture.

    Il est un peu plus de vingt heures trente lorsque Sean Rowe entre sur scène.
    Pendant une heure vingt il va nous enchanter par ses compositions. Sa voix est vraiment très puissante et superbe. Son jeu de guitare est bien sur à la hauteur.
    Le set sera composé de titres extraits du dernier album et de titres plus anciens dans lesquels s’inséreront des reprises des Beach Boys, Tom Waits, Richard Thompson et Johnny Cash que des grands noms.
    L'artiste se donne entièrement et le public bien que réduit lui rend l'hommage qu'il mérite.

    Nous avons assisté a belle soirée de musique. Nous ferons un passage par le merchandising pour acheter son disque qu'il dédicacera.