vendredi 27 avril 2018

Delaney Davidson et Marlon Williams au Point Ephémère pour un superbe concert

Ce vendredi 27 le Point Ephémère, accueillait le neo-zélandais Marlon Williams dans le cadre de sa tournée faisant suite à la publication de son deuxième album en solo, l'excellent "Make Way For Love" dont je vous conseille tout particulièrement l'écoute.
Mon amie Muriel qui avait pu se libérer de ses prenntes occupations professionnelles m'accompagnait à cette occasion, appréciant tout particulièrement la voix de Marlon Williams  digne héritier de Roy Orbison.
Beaucoup de circulation pour rejoindre la salle, grève SNCF oblige.
Le concert est annoncé complet. Les portes de la salle ouvrent à 20 heures, comme à notre habitude nous nous positionnons contre la scène sur la partie gauche.
Il est 20 heures 30 lorsque débute la première partie assurée par Delaney Davidson, un grand ami de Marlon Williams.
Seul avec sa guitare il va pendant une demi-heure nous proposer une très bonne musique très roots, mélange de folk, blues et country. Il sera rejoint au cours de sa prestation par Marlon Williams pour partager un titre. Bon chanteur et guitariste il a reçu un très bon accueil de l'assistance.




Il est un peu plus de 21 heures lorsque Marlon Williams entre sur scène, seul avec une guitare acoustique pour démarrer son set avec "When I Was a Young Girl". D 'entrée sa voix nous enchante et annonce le début d'une prestation excellente  qui va durer deux bonnes heures.
Il sera ensuite rejoint parnsoon groupe The Yarra Breeders composé de Angus Agars à la batterie et aux vocaux, Dave Khan à la guitare et Ben Wolley à la basse.

Au cours de cette soirée Marlon Williams et ses excellents musiciens vont nous interpréter l’intégralité du dernier album composé d'excellents titres qui franchissent sans problème l'épreuve du live.
Marlon Williams passe de la guitare acoustique à l'électrique au piano sans difficultés et la voix est son autre instrument, puissante, enchanteresse.

Au cours de son set il nous proposera également une reprise d'un titre composé par Barry Gibb "Carried Away" introduit par la voix du bassiste et en rappel une très belle reprise d'un titre de Screamin Jay Hawkins " Portrait of a Man.

En fin de concert Marlon Williams et ses musiciens seront rejoints pour plusieurs titres par Delaney Davidson.
Lors du rappel Marlon Williams interprétera également "Love is a Terrible Thing", titre de son dernier opus particulièrement marqué par sa récente rupture sentimentale avec Aldous Harding.

Nous avons assisté ce soir à un excellent concert qui nous a vraiment enchanté, avec un chanteur qui s'est donné à fond, proche du public. Vraiment une très belle soirée. 


La setlist


When I Was a Young Girl ([traditional] cover) 
Come to Me 
I Know a Jeweller 
Beautiful Dress 
I Didn't Make a Plan 
The Fire of Love 
Can I Call You 
Lost Without You (Teddy Randazzo cover) 
What's Chasing You 
Dark Child 
Bloodletter (Delaney Davidson and Marlon Williams cover) 
Party Boy 
Carried Away (Barry Gibb cover) 
Vampire Again 
Nobody Gets What They Want Anymore 
Make Way for Love 

Encore: 

Love Is a Terrible Thing 
Portrait of a Man (Screamin’ Jay Hawkins cover)













mercredi 21 mars 2018

Jonathan Wilson au Point Éphémère pour nous présenter Rare Birds

Ce mercredi 21 le californien Jonathan Wilson était programmé au Point Ephémère, quai de Valmy pour le premier de ses deux concerts qu'il donne en France dans le cadre d'un courte tournée qui fait suite à la sortie il y a quelques jours de son troisième album, l'excellent "Rare Birds" dans lequel sa musique prend de nouvelles directions et atteint un niveau de qualité que beaucoup pourraient envier.

Pour lui, seule compte la musique. Les tendances ce n'est pas son genre.

Musicien hors pair, maniant piano et guitare avec la même aisance, c'est un producteur très demandé, il a œuvré notamment pour les Dawes, John Father Misty, Roy Harper... et entre temps, il assure la guitare auprès de Roger Waters, dans le cadre de la tournée mondiale de ce dernier. Tout cela pour vous situer le personnage.

Je ne pouvais manquer sa venue. J'ai déjà eu l'occasion de le voir à deux reprises, une premier fois il y a quelques années au Trabendo avec son groupe et l'an passé au Divan du Monde accompagné par Omar Velasco. Tout cela m'a donné l'envie de le revoir tant sa musique est enchanteresse.

La salle de concert du Ephémère peut accueillir environ trois cents personnes, vraiment un lieu idéal pour écouter de la musique et être proche des musiciens.



Les portes de la salle s'ouvraient avec un peu de retard vers 20 heures 30



Je me positionnais contre la scène sur la partie de droite. Une vue idéale sur le groupe.


La première partie est assurée par Matthew Daniel Siskin alias Gambles, qui pendant une vingtaine de minutes seul avec sa guitare va nous proposer quelques bonnes chansons. Il débutera son set au milieu du public avant de gagner la scène.
Les titres interprétés : Rooftops, Angel, Skull White Flowers, Clear, Animal, Forever We'll Be et In comes te Night.

Un moment agréable en attendant Jonathan Wilson.

Un petit quart d'heure se passe et Jonathan Wilson arrive sur scène accompagné de quatre musiciens, un bassiste Dan Horne, un batteur, Josh Adams, un claviériste, Pete Remm et un second guitariste, Jason Roberts,accompagnateur patenté de Norah Jones.

Le set débute avec quatre titres tirés du dernier album, tout d'abord "Trafalgar" suivi de "Me" pour lequel Jonathan Wilson s'installera au piano. Ce titre est enchanteur. Il reviendra ensuite à la guitare pour "Over the Midnight" et "Miriam Montague".
Ces nouveaux titres passent très bien en public. Le groupe assure et Jonathan Wilson nous démontre son talent à la guitare, ce n'est pas pour rien qu'il accompagne Roger Waters durant sa tournée. 
Au cours de cette soirée il interprétera surtout ses nouveaux titres et quelques uns plus anciens. Le suivant sera "Dear Friend" extrait de "Fanfare", avant de revenir au dernier opus avec l'excellent titre qu'est 'There's a Light". Il sera suivi d'un nouvel extrait de "Rare Birds", "Sunset Blvd".
Que du bon. Le public est ravi.
Les critiques ne se sont pas trompés en commentant son dernier enregistrement. Un album de très grande qualité.
Chaque titre joué est agrémenté en arrière plan d'une projection vidéo.
Puis vient un tire incontournable "Desert Raven" tiré de son premier album l'excellent "Gentle Spirit".
Un nouveau titre avec "Living With Myself". Jonathan Wilson fait la part belle à sa dernière production, puisque suivront trois autres titres de cet album "Loving You", "Rare Birds" et "49 Hairflips" pour lequel il s'installera une nouvelle fois derrière son piano.
Pour terminer le set un autre titre fort tiré de "Gentle Spirit", "Valley of the Silver Moon".

Jonathan Wilson et ses musiciens quitteront la scène quelques minutes sous les applaudissement chaleureux de l'assistance enchantée par la prestation de ce soir.

Jonathan Wilson revient seul pour un premier titre extrait de "Fanfare", " Love Strong" au cours duquel il sera rejoint par les autres musiciens. Le show s’achèvera avec un autre titre extrait du même,album "Moses Pain".

Nous avons assisté à un bon concert de Jonathan Wilson, différents des deux auxquels j'avais assistés précédemment, plus électrique.

Jonathan Wilson est vraiment un Rara Avis qui nous a fait passer un excellent moment
musical, sincère, sans artifices et mise en scène inutile ou grandiloquente. Ici pas de place pour la tricherie.




samedi 24 février 2018

Concert surprise de Muse à la Cigale

En fin de semaine dernière annonce d'un concert surprise de Muse à la Cigalele 24 février. Mise en vente le lendemain avec places réservées à ceux inscrits au fan club (gratuit) avant le 6 février. Places limitées à deux et nominatives pour éviter le marché parallèle.
Mon fils réussissait en obtenir deux à un prix raisonnable de 66 euros, c'était inespéré quand on sait le public qu'attire cette formation sachant que cette salle mythique ne peut accueillir que 1400 personnes.
Ce concert est annoncé comme un "concert by request", chaque participant devant voter d'après une liste proposée de chansons pour ses cinq titres préférés.

Donc ce 24 très froid sur Paris, je retrouve rejoins mon fils vers 18 heures 15 devant la salle et nous récupérons notre bracelet après présentation d'une pièce d'identité et de notre billet. Ensuite nous rejoignons la file d'attente canalisée sur le terre-plein central du boulevard Rochechouart.  Déjà beaucoup de monde, certains auraient même campé sur place depuis hier soir pour être devant, bravant le froid glacial venu de Sibérie.

L'ouverture des portes se fait à dix neufs heures, nous mettrons presque 45 minutes pour pénétrer dans la salle déjà bien pleine quand nous y arrivons, notamment la fosse. Nous nous installons derrière la table de mixage avec une bonne vue sur la scène.

Il est 21 heures et quelques minutes lorsque les trois musiciens de Muse renforcés de Morgan Nicholls, leur claviériste habituel en tournée, entrent sur scène sous les vivats  de l'assistance composée de fans hardcore.  Un public assez jeune dans l'ensemble.

Pour débuter cette soirée exceptionnelle, Muse dans une toute petite salle c'est devenu rare, ce sera "Thought Contagion" un nouveau titre paru il y a quelques jours, mais déjà repris en choeur par l'assistance, annonciateur d'un nouvel album. Il sera suivi immédiatement de deux titres de l'album "Absolution" paru en 2003, "Interlude" et " Hysteria" un de leurs grands classiques.
Tout le monde saute dans la fosse, la table de mixage bouge tant et plus obligeant les techniciens à tout faire pour la maintenir en place.
L'ambiance est extraordinaire, il fallait s'y attendre. 
Et ça continue avec un titre qui n' a pas été interprété depuis très longtemps "Eternally Missed" face B de Hysteria.
Viendra ensuite "New Born" tiré de l'excellent "Origin of Symmetry" de 2001, un de leurs titres le plus souvent interprété sur scène, suivi de "Space Dementia" du même opus.
Le titre suivant sera "Fury" que Matthew Bellamy annoncera comme bonus de l'édition japonais d'Absolution.
Pour suivre nous aurons à entendre un titre du dernier album en date "Drones", et ce sera "Psycho" avant "l'Helsinki Jam" lors de laquelle resteront seuls sur scène les deux membres de la section rythmique Dominic Howard le batteur et Chris Wolstenholme le bassiste.

Après cet intermède instrumental résonnent quelques notes de "Ashamed" qui introduisent "Showbiz", morceau qui a donné son titre au premier album du groupe et lancé sa carrière vers les sommets.

Avec "Uprising" encore un de leur grand, tiré de "Résistance", l'ambiance monte encore d'un cran, la fosse se déchaine, ça pogotte dur.
Avec "Citizen Erased" , retour à de l'album "Origin of Symmetry".

Quelques notes de "Close of Encounters" musique tirée de la bande originale  des Rencontres du Troisième Type" précédent "Supermassive Black Hole" encore un classique extrait de "Black Holes and Revelations", un de mes albums préféré de cette formation.

Pour terminer le set "Bliss" nouvel extrait de "Origin of Symmetry", à l'issu duquel les musiciens quitteront la scène, ils y reviendront bien sûr rapidement pour un premier encore au cours duquel ils nous proposeront un nouveau titre de "Showbiz" avec "Muscle Museum" puis leur titre le plus souvent interprété en concert le fameux "Plug in Baby", une nouvelle fois extrait de "Origin of Symmetry", album qui aura eu la part belle au cours de cette soirée.

Le groupe quittera une nouvelle fois la scène mais reviendra sous les acclamations pour un second rappel de quatre titres qui débutera par "Assassin" suivi de "Stockholm Syndrome", extrait de "Absolution", d' "Agitated" un titre des débuts ne figurant pas sur un album. Le show se terminera sur "Yes Please" , un titre de la même période, se concluant par l'outro de Reapers à la fin de laquelle Bellamy balance sa guitare contre l'ampli, sonnant définitivement cette fois-ci la fin d'une fantastique prestation du groupe. Il jettera ensuite quelques médiators au public.

Au cours de cette soirée Muse nous aura démontré qu'il restait un groupe fonctionnant parfaitement en dehors des immenses Arena dans lesquelles ces musiciens se produisent le plus souvent.
C'est vraiment une belle chance d'avoir pu les voir de près dans une salle à taille humaine.
Ils ont démontré toutes leurs qualités musicales, Matt Bellamy notamment virtuose à la guitare et excellent au piano. Le groupe a fait le spectacle, environ une heure cinquante de concert avec des titres moins connus et des hits. Beaucoup d'autres titres auraient pu être interprétés bien sûr, tant le répertoire regorge de titres spectaculaires.
Le prix des places 66 euros a été raisonnable pour un groupe de cette renommée, qui a diffusé gratuitement et en direct ce concert sur YouTube et Facebook et rien que pour cela il est permis de les saluer, quand d'autres groupes continuent bêtement  de vouloir se protéger en interdisant les appareils photos, n ayant pas su prendre le virage des temps modernes, menant un combat d arrière-garde.
Le public était au rendez-vous, beaucoup d'anglais dans la salle, connaissant par coeur tous les titres.
Ce fut vraiment un très belle soirée de musique. 


La setlist 

Thought Contagion (Live debut)
Interlude
Hysteria (AC/DC's 'Back in Black' riff outro)
Eternally Missed (First time since 2002)
New Born (Rage Against The Machine's ' Microphone Fiend' riff outro)
Space Dementia (First time since 2011; Guitar outro)
Fury (Chosen over 'Futurism' via online poll)
Psycho
Helsinki Jam (First time since 2011)
Showbiz ('Ashamed' outro)
Uprising (Extended outro)
Citizen Erased (Chosen over 'Butterflies & Hurricanes' via online poll)
Supermassive Black Hole ('Close Encounters' riff intro)
Bliss (Extended outro)

Encore:
Muscle Museum
Plug In Baby (Extended outro)

Encore 2:
Assassin
Stockholm Syndrome (Chosen over 'Knights of Cydonia' via online poll)
Agitated (not on the setlist)
Yes Please (Jam Version; 'Reapers' outro; not on the setlist' first time as closing song since 2000)

le lien du concert pour ceux que cela interesserait :

https://www.youtube.com/watch?v=1ha6tNTrtE8&t=4s&ab_channel=MkUltra62








dimanche 11 février 2018

Iron and Wine au Café de la Danse

Ce dimanche 11 février le Café de la Danse accueillait Iron and Wine, nom sous lequel se produit Samuel Ervin Beam, songwriter originaire de Caroline du Sud, auteur à ce jour de huit d'albums distillant d'excellentes compositions folk, dont le dernier en date "Beast Epic" est paru en aôut 2017.
Le concert était annoncé sold-out.
Mon amie Muriel ayant réussi à se libérer après maintes difficultés de ses obligations professionnelles nous nous rendions à ce concert.
Le café de la Danse petite salle à la très bonne acoustique est un lieu idéal pour recevoir ce genre d'artiste.
Nous nous installions sur les gradins face au centre de la scène.


Il est 20 heures passées de quelques minutes lorsqu'entre en scène Half Waif qui assure la première partie. Ce trio originaire de New York, amené par sa chanteuse claviériste Nandi Plunkett va nous proposer une pop électro pas désagréable pendant une demi heure. Une introduction en douceur pour cette soirée .



Il faudra un quart d'heure aux techniciens pour permettre à l'homme d'Iron and Wine et à ses accompagnateurs de nous rejoindre. Samuel Beam sera accompagné par Sebastian Steinberg à la basse et à la contrebasse, Eliza Jones aux claviers, Teddy Rankin Parker au violoncelle et Elisabeth Goodfellow aux percussions.

Au dessus des musiciens flottent des nuages cotonneux qui changeront de couleur au gré des éclairages.



Vêtu d'un costume leger, Samuel Beam s'installe au centre de la scène guitare en bandoulière, un verre de vin à portée de la main, ce sera le seul, dans lequel il trempera régulièrement ses lèvres au cours de la soirée, un Saint Joseph 

Pour débuter le set deux titres de "The Trapeze Swinger" et "Jezebel" vont donner le ton de la soirée. D'entrée la voix et les mélodies nous ravissent. Ils seront suivis de deux titres de l'excellent dernier album "Beast Epic", tout d'abord " Last Night" enchainé avec "Thomas County Law".

La guitare de Samuel Beam égrenne les notes, technique irréprochable, les musiciens derrière assurant superbement l'accompagement.

Le public apprécie la présence d'Iron and Wine et la réciproque est vraie.

Viennent ensuite "Cinder and Smoke" et "Jesus the Mexican Boy" avant un nouveau titre du dernier opus "Our Light Miles"

Après "House by the Sea", titre de 2007, Samuel Beam restera seul sur scène avec sa guitare pour nous interpréter trois titres, "Lion'Mane",  "Bitter Truth" extrait de "Beast Epic" et "God Made the Automobile". Un exercice difficile, parfaitement réussi.


Les quatre musiciens reviennent sur scène pour retrouver Samuel Beam et le set continue avec "Grace for Saints and Ramblers"
Les titres vont s’enchaîner toujours aussi agréables à l'écoute. Nous aurons droit à "Wolves (Song of the Shepherd's Dog)",  "Song in Stone", "Call It Dreaming", deux titres du dernier album, bien représenté au cours de ce show, "Winter Prayers", " Glad Man Singing" et "Boy With a Coin".

Pour le rappel, lors duquel les deux musiciennes se sont accoutrées de longues barbes noires, nous avons eu droit à une reprise de  Mazzy Star, "Fade into You"

Au cours de ce concert Iron and Wine a pioché dans l'ensemble de sa discographie et nous a offert une très belle soirée musicale, intimiste, avec un son excellent. Le public a quitté la salle ravi de cette très belle prestation.

la setlist :

The Trapeze Swinger
Jezebel
Last Night
Thomas County Law
Cinder and Smoke
Jesus the Mexican Boy
Our Light Miles
House by the Sea
Lion's Mane (Solo)
Bitter Truth (Solo)
God Made the Automobile (Solo)
Grace for Saints and Ramblers
Wolves (Song of the Shepherd's Dog)
Song in Stone
Call It Dreaming
Winter Prayers
Glad Man Singing
Boy With a Coin

Encore:
Fade Into You (Mazzy Star cover)





mardi 23 janvier 2018

Robin Trower à Massy pour les amateurs de guitare électrique

Ce mardi 23 janvier Robin Trower était de passage en région parisienne  au centre culturel Paul B. à Massy qui propose une très belle programmation musicale. Il devait s'y produire le 24 novembre dernier mais pour des raisons de santé sa tournée européenne avait été interrompue.
Son dernier passage en France remonte à octobre 2010. Un bail.
Mais qui connait Robin Trower et surtout qui cette musique intéresse-t-elle de nos jours.
Les amateurs de guitare électrique étaient quant à eux au rendez-vous, car Robin Trower est un des guitaristes qui excellent à la Fender Stratocaster.
73 ans cette année et sur les planches depuis 1962 avec les Paramounts où officiait également Gary Brooker fondateur de Procol Harum qu'il rejoindra dans ce groupe mythique dans lequel il œuvrera jusqu'à 1971. Il marquera de ses soli fulgurants son passage au sein de cette formation. Je vous invite à écouter les cinq disques auxquels il a contribué et qu'il a marqués de son empreinte guitaristique.

Sa carrière solo commence en 1971 et à ce jour a enregistré 22 disques en studio dont le dernier en date "Time and Emotion" est paru en 2017. La qualité est toujours présente.
Il est très sous estimé dans nos contrées souvent qualifié par certains rock critiques malveillants de sous Jimmy Hendrix. Laissons les dire. La réalité est tout autre.

Ouverture des portes de la salle vers 19 heures 45, je m'installe devant la scène, plein centre. Ce ne fut peut être pas le meilleur choix car malheureusement la sono ne fut pas à la hauteur et  les parties vocales furent pratiquement inaudibles. Cela peut paraître incroyable mais ce fut pourtant le cas,  d'autant plus que Robin Trower avait mis les potentiomètres à droite toute.  Heureusement son jeu de guitare n'en a pas pâti.

Il est 20 heures 30 lorsque Robin Trower entre sur scène accompagné de Richard Watts au chant et à la basse avec lequel il a déjà joué par le passé et de Chris Taggart à la batterie.

Pour démarrer "Too Rolling Stoned"  extrait de son excellent album "Bridge of Sighs" qui va donner le la de la soirée. Pendant une heure trente Robin Trower bien soutenu par ces deux acolytes va nous démontrer une fois tout son talent. Il n'est pas expansif sur scène, justes quelques mots de remerciement. Mais il a plaisir à jouer, ces mimiques au niveau du visage ne trompent pas.
Au cours du set nous aurons droit entre autres à "Day of the Eagle", "Daydream","Little Bit of Symapthy" que du bon.
D'autres titres interprétés au cours de cette soirée électrique : "Not Inside-Outside", "Somebody Calling", "Lady Love", Can't turn back the Door", seul titre du dernier album auquel nous avons eu droit ce soir et pour terminer  "Rise like the Sun" et "For the Earth Below".

Tout au long du set il n'utilisera qu'une seule guitare, une Fender blanche. Avec lui pas de frime, rien que sa musique.

C'est avec un grand plaisir que j'ai revu cet artiste. Un seul regret la sonorisation, du moins pour ceux placés à proximité immédiate de la scène.












µ

mardi 5 décembre 2017

DEPECHE MODE, un concert exceptionnel à Bercy Arena

Ce mardi 5 décembre les anglais de Depeche Mode se produisait dans le cadre du Global Spirit Tour à Bercy pour un deuxième concert annoncé complet comme celui de dimanche 3. Ce retour était attendu par ceux qui n'avaient pu assister à leur prestation au Stade de France en juin.
Dès la mise en vente j'avais pris deux places, mon amie Muriel, grande fan du groupe ne voulant pas manquer leur venue.
Nous gagnions vers 18 heures 30 nos places situées travée C, rang 4, sur la droite de la scène, relativement loin malheureusement.
Pour patienter les haut-parleurs diffusaient de la musique techno, un peu lassant mais bon, il a fallu faire avec.

Il est 19 heures 45 lorsque la première partie entre sur scène. Il s'agit d'un groupe chinois origianire de Nankin répondant au nom de Re-tros composé de trois membres, Dong Hua aux vocaux, percussion, synthés et guitare, de sa femme Min liu à la basse, synthés et percussion et de Jin Huang à la batterie. Ils pratiquent une musique post-punk, hypnotique, très technique mais qui nous a laissés un peu froids. 
Pendant la durée de leur intervention, une trentaine de minutes, la salle s'est remplie entièrement. 

Il est 20 heures 45 lorsque les lumières de l'arena s'éteignent et que résonne Revolution des Beatles annonçant l'arrivée imminentes de Depeche Mode.
Sur l'écran géant placé en fond de scène défilent des bottes géantes de couleur. Les musiciens arrivent un à un, gagnant leurs instruments. Dave Gahan arrivera le dernier et gagnera la partie surélevée de la scène qui partage l'écran en deux parties.
Il entamera le show avec "Going Backwards", tiré du dernier album Spirit, paru en 2017.
Le son est excellent ce qui n'est pas toujours le cas à Bercy.
Avec "It's no good" le groupe passe immédiatement à plein régime et cela va durer tout le set.
La voix de Gahan, irréprochable et la frappe du batteur Christian Eigner sont impressionnantes.

Gahan va tout donner pendant plus de deux heures. Les titres vont s’enchaîner avec pour chacun un projection vidéo bien sentie. "Barrel of  a Gun", "A Pain that I'm used to".
Martin Gore et Andy Fletcher connaissent la musique et avec leurs comparses depuis nombres d'années, Christian Eigner et Peter Gordeno ils nous entraînent irresistiblement dans leur univers.
Suivra "Useless" et son clip en noir et blanc, troisième titre tiré de l'album "Ultra" , un de leur must.

Le public exulte le groupe béneficie de fans passionnés.
Autres titres "Glorious", "World in my Eyes" suivi de "Cover Me", tiré du dernier album sur lequel sera projeté un clip dans lequel Dave Gahan est un cosmonaute. L’émotion est au rendez vous. Gahan est un showman et un chanteur à l'immense talent. Sa voix ne peut vous laisser insensible.

Le morceau suivant "Sister of Night" sera interprété par Martin Gore. "Home" sera un des grands moments de la soirée, repris en chœur par toute l'assistance. L'album "Ultra" constitue un des pilier du show..

Depeche Mode, quel répertoire de qualité. Le groupe a su évoluer et il est toujours là.
Avec les titres qui vont suivre, ils ne vont laisser aucun répit au public, tout le monde sera debout dans les tribunes.
"In your Room","Where's the Revolution", "Everything Counts", "Policy of Truth", "Enjoy"the Silence" nous prennent totalement. Gahan virevolte avec son micro, nous tient en main.
L'accueil du public est incroyable, le groupe le ressent, c'est visible sur le visage des musiciens qui sont ravis.
Le set s’achèvera avec "Never let me down"

Le groupe reviendra bien sûr pour un rappel de quatre titres. Tout d'abord "Judas" interprété en acoustique et chanté par Martin Gore, suivi de "Walking in my Shoes" un de leur grand titre sur lequel le batteur fait des merveilles, titre sur lequel sera projeté une vidéo d'un homme se maquillant en femme, chaussant des chaussures avec de très haut talons avant de se rendre avec un étui a guitare dans une salle de spectacle.
Les deux derniers titres seront "A Question of Time", tonitruant, et pour conclure le superbe "Personal Jesus".
Après le départ des musiciens les lumières mettront longtemps à se rallumer, nous espérions un autre encore mais....

Nous avons assisté à un concert de haute volée, sans aucune baisse de régime, un chanteur exceptionnel, des musiciens de très grands talents, un répertoire à la hauteur. Tous les ingrédients étaient là pour une soirée réussie.


La setlist :

Revolution (The Beatles song)

Cover Me (Alt Out)
Going Backwards
It's No Good
Barrel of a Gun (with 'The Message' (Grandmaster Flash) snippet)
A Pain That I'm Used To ('Jacques Lu Cont's remix' version)
Useless
Precious
World in My Eyes
Cover Me
Sister of Night(acoustic sung by Martin)
Home
In Your Room
Where's the Revolution
Everything Counts
Policy of Truth
Enjoy the Silence
Never Let Me Down Again

Encore:

Judas (acoustic, sung by Martin)
Walking in My Shoes
A Question of Time
Personal Jesus 






dimanche 3 décembre 2017

Alice Cooper - Salle Pleyel - Un show grandguignolesque comme nous l'attendions

En ce premier dimanche de décembre Vincent Damon Furnier, alias "Alice Cooper" était de passage dans la capitale dans le cadre de sa tournée "Spend the Night with Alice Cooper" faisant suite à la sortie de son dernier opus "Paranormal".
Après une virée à Lyon le 1er décembre, il se produisait ce soir dans la salle Pleyel. Qui eut cru que ce fut un jour possible d'accueillir ce type d'artiste dans cette salle ? Le concert était bien sûr complet, une nouvelle date est prévue le 7 à l'Olympia.
Ma voisine Muriel m'accompagnait. Ouverture des portes à 18 heures.
Nous nous installions à nos places, parterre haut sièges C 36 et 34, très bien situées sur la droite de la salle. Le public, femmes et hommes de tous âges. 

19 heures, arrivée sur scène de la première partie un groupe brésilien répondant au nom de Republica qui vient de sortir son quatrième album" Brutal and Beautiful".
Pendant une trentaine de minutes le groupe, emmené pour son chanteur dynamique Leo Belling, composé également de Luiz Fernando Vieira et Jorge Marinhas aux guitare, de Marco Vieira à la basse et de Gabriel Triani à la batterie va nous proposer un hard rock de bonne facture.

Les titres de leur set : Black Wings, Death for Life, Endless Pain, Beautiful Lie, Tears Will Shine, The Maze et Broken
Ils recevront un très bon accueil de l'assistance qu'ils remercieront en brandissant les drapeaux français et brésiliens réunis en un seul drapeau.
Et pour une fois, il convient de le signaler ils ont eu la chance pour une groupe de première partie de bénéficier d'une sono de bonne qualité.

Une demie-heure d'entracte pour permettre aux techniciens de finaliser l'installation du matériel.

Il est à peine 20 heures lors l'intro annonçant l'arrivée d'Alice Cooper se fait entendre.
Le show démarre fort avec un titre de 2000 " Brutal Planet", Alice Cooper apparait sous les acclamations du public.
Il est entouré par ses cinq musiciens Ryan Roxie, guitar, Nita Strauss, guitar, Tommy Henriksen, guitar, Chuck Garrric, bass guitar et Glen Sobel, drums qui vont également par leur jeu scénique assurer une part importante du spectacle, car Alice Cooper sur scène c'est du grand guignol. Il fut un précurseur en son temps, il a connu la gloire, des passages à vide, mais il est toujours là et bien là et il va nous le prouver ce soir.
Pour enchaîner, il rentre immédiatement dans le vif du sujet avec un de ses classiques "No More Mr Nice Guy" qui sera bien entendu repris en chœur  par l'assistance.
Ensuite un titre de 1997, "Under My Wheels". Entre chaque titre Alice Cooper change une partie de sa tenue vestimentaire, habillé par une femme se trouvant dans une coffre à jouets géant, entreposé sous la batterie très haut perchée, dominant la scène.
Les titres s’enchaînent sans aucun temps mort, "DepartementOf Youth" extrait de Welcome tomy Nightmare, premier album solo de Vincent Furnier sous le nom d'Alice Cooper, après la séparation du Alice Cooper Group en 1975.  Cet album a connu lors de sa parution un immense succès.
Et l'on poursuit avec "Pain", puis avec l'excellent "Billion Dollar Babies" un des immenses succès du groupe Alice Cooper.
Titre suivant "The World Needs Guits" tiré de l'album "Constrictor" qui a marqué le retour d'Alice Cooper après un silence de quelques années.
"Woman of Mass Distraction" sera suivi d'un solo de guitare démonstratif de la guitariste Nika Strauss, restée seule sur scène.
"Poison" sera suivi de "Halo of Flies" sur lequel la section rythmique nous gratifiera d'un bon solo de batterie suivi d'un plus court solo de basse.
Avec "Feed My Frankenstein" le grand guignol va atteindre le grandiose, avec la transformation d'Alice Cooper en Frankenstein géant qui déambulera durant quelques minutes sur la scène.
Retour à l'album "Welcome to My Nightmare" avec "Cold Ethyl" suivi d'un autre des grands succès de l'artiste "Only Women Bleed".
"Paranoiac Personality" sera le seul titre extrait du dernier album "Paranormal" . Il sera suivi de "Ballad of Dwight Fry" titre qui verra l'exécution d'Alice Cooper par la guillotine qui s'était vu quelques instants auparavant enfiler une camisole de force par deux infirmières très décidées.
Pour terminer le show deux classiques "I Love the Death" et "I'm Eighteen"

En rappel la très attendu "School's Out" incluant une reprise bien vue de "Another Brick in The Wall de Pink Floyd avec l'intervention de Jason Hook qui a officié plusieurs années au sein du groupe accompagnant Alice Cooper.

Pendant une heure trente Alice Cooper et ses musiciens ont fait le show et nous ont apporté ce que nous attendions la démesure et politiquement non correct, et cela c'est beaucoup dans notre monde actuel où la parole est dorénavant muselée. Merci rien que pour cela.

La setlist 

Brutal Planet
No More Mr. Nice Guy
Under my Wheels
Department of Youth
Pain
Billion Dollar Babies
The World Needs Guts
Woman of Mass Distraction
Guitar Solo (Nita Strauss)
Poison
Halo of Flies
(Incl. Drums & Bass soli)
Feed My Frankenstein
Cold Ethyl
Only Women Bleed
Paranoiac Personality
Ballad of Dwight Fry
I Love the Dead
I'm Eighteen

Encore:
School's Out


(with 'Another Brick in the Wall Part 2' snippet & feat. Jason Hook from 'Five Finger Death Punch')