vendredi 8 novembre 2019

Popa Chubby ouvre le Festival Blues sur Seine à Conflans-Sainte-Honorine

Dans le cadre du Festival Blues sur Seine 2019, Popa Chubby ouvrait cet événement salle Simone Signoret à Conflans -Sainte-Honorine.
Ce concert était annoncé complet, rien d'étonnant à cela, car avec Popa Chubby l'on n'est jamais déçu.

Le blues et la rage de jouer sont au rendez-vous et ce muscien aime en donner pour son argent au public.

Personnage hors normes, il ne laisse pas indifférent et a cassé les barrières du blues en empruntant à différentes musiques.

Sur les routes depuis 1994 il a déjà publié un grand nombre d'albums et un prochain est prévu en février 2020. Il travaille de nouveau avec l'excellent label français Dixiefrog.
J'avais déjà vu à deux reprises l'homme de New York, The Beast of The East, et cette fois -ci’entraînais ma comparse Muriel.

Il est 20 heures 30 lorsque Popa Chubby débarque sur scène accompagné d'un batteur, Stefano Guidici et d'un bassiste Francesco Beccaro. Aucune introduction des responsables du festival pour présenter l'artiste et ouvrir cet événement, étonnant !

Il s'installe sur un tabouret prendre sa Fender et attaque immédiatement par "Hey Joe" pour nous rappeler l'importance qu'a eu Hendrix pour lui. 
Je ne vous donnerai pas la setlist compléte de la soirée mais nous avons eu droit à "Grown Man Crying Blues", à son medley "Godfather-Mirsilou-Over The Rainbow", à son habituel duo de batterie, toujours un grand moment de ses prestations, et pour terminer en beauté cette belle soirée une reprise du "Hallelujah" de Leonard Cohen.

Nous avons eu droit à deux heures de concert sans temps mort, par un Popa en forme bien servi par une excellent section rythmique. Une belle soirée et sans aucun doute la plus belle affiche de ce festival.





jeudi 7 novembre 2019

Kenny Wayne Shepherd Band, pour un concert Blues Rock

Ce mercredi 6 novembre l'Alhambra accueillait le Kenny Wayne Shepherd Band dans le cadre de sa tournée européenne, faisant suite à la parution de leur dernier disque "The Traveler"
Bien entendu les fans de blues rock et de guitare électrique étaient au rendez-vous car KWS est un vrai prodige de cet instrument.
Mon amie Muriel était bien sûr présente.
Nos places se situaient au balcon, pas un des mieux configurés et des plus confortables des salles parisiennes mais il a fallu faire avec.


Il est environ 20 heures 15 lors les musiciens entrent sur scène, KWS chapeau sur la tête, sans doute en hommage au grand Stevie Ray Vaughan, une de ses influences majeures.



D'entrée le ton est donné avec le premier titre l'excellent "Woman Like You" qui ouvre le dernier album, avec au chant Noah Hunt.
Suivra ensuite une reprise du Buffalo Springfield, "Mr. Soul". N'oublions pas que KWS a joué avec Stephen Stills.
Deux autres reprises seront proposées au cours du set, un titre d'Elmore James et Turn to Stone qui clôturera le set, une reprise de Joe Walsh. Cela nous permet d'apprécier le bon goût de KWS.

Tout au long du show nous avons pu admirer les prouesses à la guitare de Kenny Wayne, très bien entouré avec à la batterie  Chris Layton qui fut le batteur de Double Trouble, le fameux groupe de Stevie Ray, Vaughan, Joe Krown aux claviers, Noah Hunt au chant en alternance avec KWS et à la guitare rythmique. Un bassiste et une section de deux cuivres complètent le groupe.
Nous  aurons également droit à la "ballade qui tue" avec "Heat of the Sun".



En rappel KWS et son band nous proposeront trois titres dont une reprise de 'I'm a King Bee", un classique parmi les classiques et pour terminer un très bel hommage au roi des guitaristes, avec Voodoo Child.



Nous avons assisté ce soir à un très bon concert de blues rock, trop court à mon goût. Les amis de guitare, un instrument moins au goût du jour malheureusement, ont su apprécier à sa juste valeur la prestation de KWS





La setlist :




Woman Like You

Mr. Soul (Buffalo Springfield cover)
Long Time Running
I Want You
Diamonds and Gold
Talk to me Baby (Elmore James cover)
Heat of the Sun
Down for Love
Shame, Shame, Shame,
Turn to Stone (Joe Walsh cover)

Encore :

Blue on Black

I'm a King Bee (Slim Harpo cover)
VoodooChild (Slight Return ) The Jimi Hendrix Experience cover









lundi 21 octobre 2019

The North Mississippi Allstars, le blues du Mississippi était au rendez-vous

Ce lundi soir la Maroquinerie, un des  meilleures salles parisiennes accueille The North Mississippi Allstars, formation originaire d'Hernando qui vient de sortir son dixième et  excellent album "Up and Rolling" sur lequel apparaissent de prestigieux invités, tels Mavis Staples, Jason Isbell,  Cedric Burnside R.L. Burnside, Duan.Ie Betts, fils de Dickey Betts la fine gachette des Allman Brothers. Que du beau monde. Ce n'est pas pour rien que ce disque a été choisi dans les disques du mois par F.I.P.

Déjà plus de vingt ans d'existence pour ce groupe formé des frères Dickinson, Cody et Luther, ce dernier ayant été ne l'oublions pendant plusieurs années membre des "Black Crowes" au sein desquels il officiait à la guitare solo.


Pour tout amateur de musique américaine, ce groupe de "Hill country music", forme de blues joué dans le nord du Mississippi, impossible de ne pas aller les entendre.

Bien sûr ma comparse Muriel, adepte de musique américaine, m'accompagnait.

Le concert démarrera à 20 heures, pas de première partie.
Les frères Dickinson, Luther à la guitare, Cody à la batterie, accompagné de Jesse Williams à la basse, donnaient immédiatement le ton à cette soirée.
Blues et Boogie au programme proposé par trois musiciens excellant dans ce style blues jam.
Luther, quel guitariste, pas de frime avec lui, un très bon doigté et le feeling.
Son frère très bon batteur, nous gratifiera d'un solo de washboard. L'occasion d'entendre cet instrument dans un concert dans nos contrées est plutôt rare.
Il nous montrera également ses talents de guitariste au cours du set, il assez rare de voir un batteur jouer aussi bien de la guitare, surprenant. Il faut dire que les deux frères sont nés dans le berceau de la musique avec comme père James Dickinson qui a produit de nombreux groupes et joué pour nombres de stars.

Pendant deux heures quinze nous avons balancé au rythme de cette musique que seuls les américains savent distiller. Vraiment une belle soirée.

La set list :

Shimmy the Wobble (Otha Turner and the Rising Star Five and Drum Band cover) 
Goin' down South (R.L Burnside cover)
Up and Rolling
What You are gonna do ?
K.C. Jones (On the road again)
Mean Old World (Allen Toussaint and Leo Nocentell cover)
Psychelic Sex Machine
Poor Black Mattie
Shake 'Em on Down (Bukka White cover)
Cody solo
Shake (Yo Mama)
Lord Have Mercy
Deep Elem Blues
Prayer for Peace
Call that Gone

Meet Me in The City (Junior Kimbrough cover)
Bump That Mother
Peaches





vendredi 18 octobre 2019

Sting pour un très bon concert à Bercy.

En ce vendredi Sting était au programme de l'HotelsAccorArena.
Mon amie Muriel grande fan de cet artiste m'accompagnait. 
Malgré des tarifs très élevés le public était au rendez-vous.
La salle était confgurée à cette occasion sans fosse, que des places assises. 
Ce concert s'inscrit dans le cadre de la tournée mondiale qui fait suite à la parution de l'album "My Songs"
Nos places sont en section P, rang 11, coté gauche par rapport à la scène avec une très bonne vue sur celle-ci.

La première partie débute à 20 heures avec un chanteur français Antoine Elie, accompagné à la batterie de Guillaume Lefebvre et aux claviers de Lucien Favreau.
Pas désagréable d'autant plus qu'il a bénéficié d'un son correct ce qui est loin d'être toujours le cas pour une première partie.

Il est 21 heures lorsque Sting se présente sur la scène B installée en bout de la fosse. Il s'adresse alors au public pour dire qu'il s'est blessé à un bras la veille, son bras gauche est en écharpe, et que ce fait il ne pourra pas jouer de son instrument mais que cela ne l'empêche nullement de chanter.
Il raconte ensuite ses débuts et nous parle de Roxane, chanson écrite suite à la vue d'une affiche de Cyrano de Bergerac. Roxane sera le premier titre de la soirée, interprété en acoustique, sur laquelle interviendra également une danseuse.

Sting gagnera ensuite la scène principale avec ses musiciens et poursuivra le show avec un de ses classiques de l'époque Police "Message in a Bottle"
La public adhère immédiatement. 
Ensuite vont s’enchaîner ses plus grands succès, ceux de Police et de sa carrière solo. Que du bon. La voix est au rendez-vous.
Les musiciens qu'il ne manquera pas de nous présenter à deux reprises assurent un soutien sans faille. Aux guitares Dominic Miller et Rufus Miller, père et fils, aux claviers Kevon Webster, à la batterie Josh Freese, deux choristes remarquables, Gene Noble et Melissa Musique, sans oublier un excellent harmoniciste qui interviendra à de nombreuses reprises, Shane Sager. Un bassiste remplace bien sûr Sting.

Les jeux de lumières ne tiennent pas un rôle essentiel dans le spectacle, ici c'est plutôt la prestation musicale qui importe.

Le set se terminera sur "Every Breath You Take"

En rappel nous auront droit à quatre titres, deux de Police et deux de sa carrière solo.

Nous avons assisté ce soir à un excellent concert, avec un Sting toujours en voix qui nous a présenté une belle setlist résumant parfaitement sa carrière.

La setlist :

1. Roxane (Police) (Played on B-Stage)
2. Message in a Bottle (Police)
3. If I Ever Lose My Faith in You.
4. Englishman in New York
5. If You Love Somebody Set Them Free
6. Every Little Thing She Does is Magic (Police)
7. Brand New Day
8. Seven Day
9. Whenever I Say Your Name
10. Fields of Gold
11. If You Can't Find Love (Sting & Shaggy)
12. Shape of My Heart
13. Wrapped Around Your Finger (Police)
14. Walking on the Moon (Police) avec un extrait de Get Up, Stand Up)
15. So Lonely (Police)
16. Desert Rose
17. Every Breath You Take (Police)

Encore :

18. King 0f Pain (Police)
19. Driven of Tears (Police)
20. Russians
21. Fragile




lundi 9 septembre 2019

Charley Crockett à la Boule Noire -

Ce lundi 9 septembre la Boule Noire, boulevard Rochechouart accueillait le texan Charley Crockett, chanteur de country, blues et americana. Auteur à ce jour de cinq albums dont le dernier en date "Lil G.L.'S Blue Bonanza est particulièrement agréable et a atteint la dixième place au Billboard Blues albums chart. Un nouvel opus devrait paraître dans une quinzaine de jours.
Malheureusement trop peu connu dans nos contrées, le public au rendez vous a été peu nombreux. 150 personnes,  c'est peu pour une capitale. Dommage car nous avons eu droit à un excellent concert avec une belle ambiance malgré cette assistance réduite. Charley aime la France, il a joué dans les rues de Paris il y a plusieurs années dans le quartier de Montmartre et il s'est attaché à nous le rappeler.

Mon amie Muriel grande amatrice de musique américaine était également au rendez- vous.

Pas de première partie lors de cette soirée ce qui est relativement rare mais parfois aussi bien.

Pendant plus d'une heure trente il va nous délivrer un show vitaminé avec une set list de pas moins de trente et un titres.
Accompagné d'excellents musiciens, Alexis Sanchez à la guitare, excellent et jouant sans aucune pédale d'effet, une rareté, Mario Valdez à la batterie, Hullen Fox aux claviers à l'accordéon et à la trompette, Colin Colby à la basse, et lui même à la guitare et au banjo, il va assurer le spectacle. 

La musique du Texas profond, de la Louisiane, c'est ce que nous ont offert ces musiciens. La musique des Honky Tonk.






jeudi 11 juillet 2019

Melody Gardot à l'Olympia pour un magnifique concert

Melody Gardot  est de retour à l'Olympia en ce mois de juillet 2019 , le jeudi 11 et le Samedi 13. 
Devenue en 10 ans une artiste incontournable de la scène jazz, et ayant déjà eu l'occasion de pouvoir l'apprécier à deux reprises, je ne manquais pas de prendre deux places pour ce jeudi. Mon épouse m'accompagnait à cette occasion.
Lors de ces deux concerts elle sera accompagnée par un ensemble à cordes.
Ces deux soirées sont sold-out .

Nos places sont situées au balcon, au deuxième rang légèrement sur la droite, avec une très bonne vue sur la scène.

Il est 20 heures  lorsque se présente la première MisterMat (Mathieu Guillou), un chanteur guitariste à la voix très puissante, qui va pendant une trentaine de minutes "chauffer la salle", ce à quoi il arrivera parfaitement, en nous proposant une musique dynamique. Il recevra un très bon accueil du public.

Il sera un peu plus de 21 heures lorsque Melody Gardot se présentera sur scène accompagnée de ses musiciens Chuck Staab à la batterie, Mitchell Long aux guitares, Simi Minay à la contrebasse d'une section à cordes Star Pop Orchestra composées de douze musiciens dont Artyon Manoukian au violoncelle. Cet ensemble orchestral est dirigé par Christophe Eliot.

Comme à chacune de ses prestations le niveau musical est très élevé, mais il y en plus un envoûtement crée par la voix et l'ambiance sonore qui se dégage de ses interprétations. Nous aurons droit bien sûr à ses grands titres "The rain" , "Les Etoiles", "Love is Easy", et à quelques magnifiques reprises dont un titre de Gilberto Gil, à "Over the Rainbow", un titre qui a marqué son enfance, et à "La Chanson des Vieux amants" de Jacques Brel, magnifiquement chantée, un grand moment.

Pendant plus de deux heures quinze Melody Gardot nous aura ravis en nous entraînant dans son monde musical  si particulier. Vraiment un excellent moment, un intermède apprécié dans ce monde plein de fureur.

samedi 6 juillet 2019

Rod Stewart à Bercy.

Ce samedi 6 juillet Rod Stewart était de retour en France pour un concert unique après une très longue absence, son dernier passage remontant à 1995 dans cette même salle de Bercy.
Personnellement j'ai assisté à trois de ses prestations la dernière en 1983 pour un concert en plein air à Versailles, une éternité.

Dès la mise en vente des place j'avais pris deux billets mon amie de concerts étant une très grande fan.

A cette occasion l'Accorhotels Arena, dans une configuration sans fosse, était pratiquement plein.

La scène était fermée par un rideau  à l'effigie de Rod, portrait  de son dernier album en date paru l'an dernier "Red Blood Roses", un bon cru.

Pas de première partie mais un D.J. qui pendant une vingtaine de minutes va meubler le temps pour nous emmener au début du show qui débutera à 20 heures, annoncé par une musique écossaise.

Le rideau se lèvera et débutera un show de deux heures, façon Las Vegas. Dans le cadre de cette tournée européenne Rod Steward est accompagné de ce que l'on peut appeler un big band, deux guitaristes, un bassiste, un clavier, un batteur et six musiciennes, choristes, danseuses. Costumes de rigueur pour les musiciens, robes blanches courtes pour les femmes.
Au cours de cette soirée, le Rod, quant à lui changera à quatre reprises de tenue.

Rod a gardé sa voix et va nous le démontrer tout au long du concert qui alternera ses tubes et des reprises de ses chansons favorites. Le show sera une explosion de lumières et de projection, mais nous seront loin du rocker qu'il a été à ses début avec Ron Wood et Jeff Beck, puis au sein des Faces et lors de ses premiers albums solos remarquables.
Mais le plaisir de le voir, toujors enjoué d'être sur scène et de l'entendre, nous satisfera pleinement.

Bien qu'il s'agisse du Blood Red Roses Tour, le seul titre issu de cet album interprété lors  de la soirée  sera Rollin' and Tumblin, titre interprété par le passé par Muddy Waters notamment.

Nous aurons droit un titre période "Faces" composé avec le Ron Wood des Stones.

A mi-spectacle  plusieurs titres interprétés assis tant par Rod et ses musiciens, sans doute pour permettre à l'artiste de récupérer un peu.
Deux plages seront laissées aux accompagnateurs, une première instrumentale avec une reprise d'un titre de Mark Knopfler aux sonorités celtiques, extrait de la bande originale du film "Local Hero", la seconde sera une reprise d'un titre de Donna Summer.
Les trois derniers morceaux du set seront ses immenses classiques "Baby Jane", "Sailing" et un "Da Ya Think I'M Sexy" coloré avec envoi de ballons dans le public, le Rod exhibant l'écharpe du Celtic de Glasgow à cette occasion.

Pour conclure en rappel l'incontournable "Magie May" à la fin duquel le rideau se baissera définitivement. Le public espérera un second rappel mais les lumières se rallumeront entraînant quelques sifflets de déception.

Nous avons passé un moment très agréable avec Rod Stewart, le plaisir de l'entendre étant toujours là.



Setlist

Having a Party (Sam Cooke cover)
Young Turks
Some Guys Have All the Luck (The Persuaders cover)
Tonight's the Night (Gonna Be Alright)
Stay With Me (Faces song)
Forever Young
Rhythm of My Heart (Marc Jordan cover)
The Killing of Georgie (Part I and II)
It Takes Two (Marvin Gaye & Kim Weston cover)
Tonight I'm Yours (Don't Hurt Me)
I'd Rather Go Blind (Etta James cover)
Rollin' and Tumblin' (Hambone Willie Newbern cover)
Going Home: Theme from Local Hero (Mark Knopfler cover) (band only)


Handbags and Gladrags (Mike d’Abo cover)
Reason to Believe (Tim Hardin cover)
Dirty Old Town (Ewan MacColl cover)
I Don't Want to Talk About It (Crazy Horse cover)
Have I Told You Lately (Van Morrison cover)

She Works Hard for the Money (Donna Summer cover) (band only)

Baby Jane
Sailing (Sutherland Brothers cover)
Da Ya Think I'm Sexy?

Encore:

Maggie May