vendredi 8 juin 2018

Roger Waters à l U Arena pour un show très politique

Vendredi 8 juin la U Arena accueillait Roger Waters dans le cadre de sa tournée "Us + Them Tour"
Deux concerts prévus à Paris.
J'avais convaincu mon amie Muriel de m'accompagner une nouvelle fois  afin d'assister au show de l'ancien bassiste de Pink Floyd. Nous avions déja vu ensemble le concert qu'il avait donné à Bercy pour "The Wall"
Nous arrivons sur place vers 18 heures et pénétrons dans les lieux afin d'éviter l'attente.

Beaucoup de monde pour cette première soirée mais pas sûr que le concert ait été sold-out, car quoique bien remplie la fosse n'était pas totalement pleine.

Vers 20 heures 10 résonnent dans la salle des cris de mouettes et sur l'écran géant, un des plus grands que j'ai eu l'occasion de voir", est projetée une scène de bord de mer avec une femme sur une plage déserte, nous tournant le dos, regardant les flots. Ce plan fixe va durer une vingtaine de minutes, un peu long tout de même, avant que les lumières s'éteignent et que les premières notes de Speak to Me sortent des enceintes.

Les musiciens au nombre de huit gagnent leurs places.
Le premier titre sera "Breathe" qui ouvre "Dark Side of the Moon", un démarrage en douceur pour un show qui va s’avérer très politique, car Waters est remonté contre ce qui se passe dans le monde et veuxtnous le faire savoir.
Ce titre sera suivi de "One of These Days" et là nous pouvons immédiatement constater le soin qui a été mis pour obtenir une qualité de son exceptionnelle. Une petite leçon pour les Stones qui avaient inauguré cette salle.
Deux guitaristes pour remplacer l'irremplaçable Gilmour et pas des moindre,le californien Jonathan Wilson qui assurera une grande partie des vocaux et Dave Kilminster qui, quant à lui, a accompagné beaucoup d'artistes.
Avec "Time" un autre grand titre de Dark Side,nous sommes littéralement entourés par le son quadriphonique. Ce titre sera enchaîné avec une reprise de "Breathe" suivie de "The Great Gig in The Sky", sur lequel les choristes, chanteuses du groupe Lucius" font des prouesses vocales, sans toutefois faire oublier l'original, unique.
Avec "Welcome To The Machine", dans une rès belle version, nous entrons dans le dur. 
Vient ensuite "Déjà" un titre du dernier album solo de Waters et deux autres titres de ce même opus, "The Last  Refugee" et "Picture That", des protest songs. 

Retour à Pink Floyd, le public est venu pour cela,plus que pour Waters solo, avec l'incontournable "Wish your were here", en hommage à Syd Barrett,l'inoubliable premier guitariste et fondateur du groupe. Mais ce titre est tellement marqué que la version présentée au cours de cette soirée est loin selon moi d'être la meilleure. 
Autre titre "The happiest day of our lifes" amenant "Another Brick in The Wall" par lequel Waters ramènera à lui tout le monde, tellement ce titre est connu et a marqué les auditeurs par son rythme entêtant. Sur ce titre interviendra une chorale d'enfants du 19ème,porteurs de t-shirts avec l'inscription "Resist". Nous entrons dans la phase politique du show qui va se poursuivre dans la seconde partie après une entracte d'une vingtaine de minutes.

Durant cet intermède divers slogans seront affichés sur l'écran nous invitant à résister,notamment à Mark Zuckerberg,à la discrimination anti-palestinienne orchestrée par Israël. Waters ira même très loin un peu plus tard dans ses propos.

Les lumières de la salle s'éteignent, des coups de tonnerre se font entendre. Sur l'écran des cheminées géantes apparaissent et s'élèvent petit à petit. Il s'agit bien sûr des cheminées de la Battersea Power Station de Londres qui illustra en son temps la pochette de "Animals". Les sirènes hurlent et démarre "Dogs" avec Jonathan Wilson au chant qui maîtrise parfaitement son sujet.
Waters exibe de grandes pancartes,sur lesquelles nous pouvons lire : "Pigs rule the World", "Fuck the Pigs". Ce titre va s'étirer sur une bonne vingtaine de minutes.

Pendant la partie instrumentale du titre, une saynète montre un mouton servant le champagne à un cochon masqué derrière lequel apparaît Waters. «Les porcs gouvernent le monde», «Fuck the Pigs» et autres amabilités sont affichées.

"Pigs" le morceau suivant se transformera en diatribe anti-Trump, pendant qu'un cochon gonflable survole l'assistance, avec sur ses flancs l'inscription "Stay Human". Ce titre ce concluera avec l'inscription "Trump" est un porc, il fallait oser.

"Money" restera très politique avec la projection des portraits "des grands de ce monde", Erdogan, Berlusconi, May, Le Pen père et fille.

Après ce titre Waters change de registre et prend un tournant plus poétique avec le très beau "Us and Them" et "Smell the Roses", pour se terminer le superbe enchaînement "Brain Damage"/"Eclipse. Une pyramide de lumière apparaîtra concluant en beauté le show sous les acclamations du public. Un moment magique.

Rogers Waters présentera ensuite un à un ses musiciens avec un petit mot pour chacun, Dave Kilminster à la guitare, Gus Syeffert à la basse, Jonathan Wilson, guitare et chants, Bo Koster aux claviers, Jon Carin aux claviers,Ian Ritchie aux saxophone, Joey Waronker à la batterie, et Jess Wolfe et Holly Laessig aux choeurs que du beau monde.

Ces présentations terminées Waters s'avancera vers le public une feuille de papier en main pour saluer les français à l'origine de la déclaration universelle des Droits de l'Homme. Il fera part de sa colère suite à l'arrestation en France de membres du Boycott Desarmement et Sanction, une organisation qui demande à Israel de mettre fin à la colonisation des terres arabe.

“Croyons nous aux droits de l’homme universels ou non ? C’est une question fondamentale et importante. Mois j’y crois”
La raison pour laquelle je parle de ceci ce soir est que cela devrait inclure le peuple de Palestine ! Donc, si l’on croit que le peuple de Palestine devrait avoir les mêmes droits humains que tout le monde, alors vous devez penser que ce serait bien d’avoir une organisation mondiale, une société civile mondiale qui soutient leur cause. C’est ce que le mouvement BDS fait. Le BDS lutte pour l’égalité des droits humains pour nos frères et sœurs en Palestine”, a-t-il poursuivi.
J’en parle maintenant parce qu’il y a des jeunes en France qui ont été poursuivis pour avoir exprimé les opinions que j’exprime ici sur cette scène ce soir. Alors où êtes vous les flics ? Allez, emmenez-moi en prison ! Ou est-ce différent pour moi ?”.
Il n'omettra pas de préciser qu'il n'est pas antisémlite.

Nous aurons droit en rappel à "Confortably Numb" un titre grandiose de Pink Floyd, joué note pour note par Dave Kilminster, mais là encore le toucher de Gilmour sur sa Stratocaster fait vraiment défaut, car Gilmour est une immense guitariste, doté d'une superbe voix et il est difficile d'oublier son importance au sein de Pink Floyd, car Pink Floyd ce n'était pas que Roger Waters.


Sur l’écran, la femme du début retrouve sa fille. La serre dans ses bras. Et sourit enfin.

Nous avons assisté à un beau spectacle, que tout fan de Pink Floyd ne pouvait rater. Le lieu, trop grand à mon avis, Bercy eut été mieux.


La setlist
Set 1
Song played from tape Speak to Me (Pink Floyd song)
Breathe (Pink Floyd song)
One of These Days (Pink Floyd Song)
Time (Pink Floyd song)
Breathe (Reprise)
(Pink Floyd song)
The Great Gig in the Sky(Pink Floyd song)
Welcome to the Machine (Pink Floyd song)

Déjà Vu
The Last Refugee
Picture That

Wish You Were Here (Pink Floyd song)
The Happiest Days of Our Lives (Pink Floyd song)
Another Brick in the Wall Part 2 (Pink Floyd song)
Another Brick in the Wall Part 3 (Pink Floyd song)

Set 2:

Dogs (Pink Floyd song)
Pigs (Three Different Ones) (Pink Floyd song)
Money (Pink Floyd song)
Us and Them

Smell the Roses

Brain Damage (Pink Floyd song)
Eclipse (Pink Floyd song)

Encore:

Comfortably Numb








mardi 29 mai 2018

Arctic Monkeys, un retour gagnant


En ce mardi 29 mai les anglais d'Arctic Monkeys, étaient de passage dans la capitale pour le premier de leurs deux seuls concerts donnés en France dans le cadre de leur tournée faisant suite à la parution de leur sixième album "Tranquility Base Hotel and Casino". Album très différent par sa tonalité des précédents mais ayant reçu un excellent accueil de la critique.
Formé en 2002 ce groupe de Sheffield, a immédiatement connu le succès, succès qui ne s'est jamais démenti jusqu'à ce jour. Les deux concerts parisiens sont sold-out.

Pour ce concert j'étais accompagné de mon fils, fan du groupe. Pour accèder au Zenith il a fallu tout d'abord se soumettre à un strict contrôle des billets avec présentation d'une pièce d'identité, une volonté du groupe pour lutter contre la revente illicite à des prix prohibitifs. Le droit d'entrée pour ce concert 55 euros, un prix "modéré" si l'on peut dire.

Nos places étaient situées travée G, sur la gauche de la scène.

Il est 20 heures lorsqu'entre en scène Cameron Avery, chanteur, multi instrumentiste australien qui officie également dans le groupe Tame Impala et qui a également contribué aux backing vocals sur le dernier disque des Arctics Monkeys. Il se joindra d'ailleurs à eux sur quelques titres durant leur set.

Sa prestation d'une demi heure ne me laissera pas un souvenir impérissable d'autant plus qu'il ne bénéficiera pas d'une excellente sono. Il recevra toutefois un excellent accueil du public.

21 heures Matt Helders, batterie, Jamie Cook, guitare et Nick O'Mailley, basse, investissent la scène, renforcés pour cette  tournée par Tom Rowley aux claviers et guitare, Davey Latter aux percussions, Tyler Parkford aux claviers et Cameron Avery aux claviers et à la guitare acoustique.
Alex Turner chanteur charismatique du groupe arrive en dernier.
Ils reçoivent un accueil chaleureux de l'assistance déjà conquise.

Pour débuter nous aurons droit à un titre du dernier album "Four of Five", un titre que l'on peut qualifier de Glam Rock, qui sera suivi de "Brianstorm" extrait de leur second opus.

Le troisième titre proviendra de l'album Humbug, "Crying Lightning." Le public reprend en chœur chaque titre. Dans la fosse les bras se lèvent, rythmant les chansons.
Avec "Do I Wanna Know ?" un de leurs grands succès l'ambiance monte encore d'un cran.
Alex Turner est bien en voix, la machine est bien lancée.
Retour au dernier album avec "She Looks Like Fun".
"Do me a Favour" est interprété pour la première fois sur cette tournée . La section rythmique assure un maximum. Ce n'est pas par hasard que Matt Helders était derrière les futs lors de la dernière tournée d'Iggy Pop avec Josh Homme.
Vient ensuite le très bon titre "Cornerstone" extrait de Humbug.
Suit un autre titre du dernier album "Batphone", interprété pour la première fois en public.
Les trois titres suivants seront extrait d'A.M. "Why'd you Only Call Me When You're High", "Fireside" et l'excellent "Knee Sock" à la superbe rythmique. Cet album aura la part belle au cours de cette soirée.

Nous revenons ensuite au dernier album avec le titre qui lui a donné son nom "Tranquility Base Hotel and Casino" qui deviendra à n'en pas douter un classique du groupe.
Suivront "Don't Sit Down Cause I've Moved Your Chair", "Pretty Visitors" et un endiablé "I Bet You Look Good On the Dancefloor" tiré de leur premier album.

Un nouveau titre extrait de leur dernier album nous est proposé "One Point Pespective" avant "505" qui conclut le set. 

Les musiciens saluent et quittent la scène. 
Après quelques minutes les seuls Artic Monkeys reviennent, Alex Turner compte 1, 2, 3, 4 signifiant ainsi qui est Artic Monkeys et ils nous interprètent bien entendu un titre de leur tout premier album "The View From The Afternoon".
Ils seront rejoints par l'ensemble des musiciens pour les deux titres qui conclueront leur prestation, "Arabella" et "R U Mine ?

Nous avons assisté à une belle prestation des Artic Monkeys, peut-être devenus juste Monkeys, un set d'une heure trente, nous aurions aimé les entendre un peu plus longuement.

Nous quitteront le Zenith sous des trombes d'eau et les éclairs


La Setlist :

Four out of Five
Brianstorm
Crying Lightning
Do I Wanna Know?
She Looks Like Fun
Do Me a Favour (Tour debut)
Cornerstone
Batphone (Live debut)
Why'd You Only Call Me When You're High?
Fireside
Knee Socks
Tranquility Base Hotel + Casino
Don't Sit Down 'Cause I've Moved Your Chair
Pretty Visito
I Bet You Look Good on the Dancefloor
One Point Perspective
505

Encore:

The View From the Afternoon
Arabella
R U Mine?





vendredi 27 avril 2018

Delaney Davidson et Marlon Williams au Point Ephémère pour un superbe concert

Ce vendredi 27 le Point Ephémère, accueillait le neo-zélandais Marlon Williams dans le cadre de sa tournée faisant suite à la publication de son deuxième album en solo, l'excellent "Make Way For Love" dont je vous conseille tout particulièrement l'écoute.
Mon amie Muriel qui avait pu se libérer de ses prenntes occupations professionnelles m'accompagnait à cette occasion, appréciant tout particulièrement la voix de Marlon Williams  digne héritier de Roy Orbison.
Beaucoup de circulation pour rejoindre la salle, grève SNCF oblige.
Le concert est annoncé complet. Les portes de la salle ouvrent à 20 heures, comme à notre habitude nous nous positionnons contre la scène sur la partie gauche.
Il est 20 heures 30 lorsque débute la première partie assurée par Delaney Davidson, un grand ami de Marlon Williams.
Seul avec sa guitare il va pendant une demi-heure nous proposer une très bonne musique très roots, mélange de folk, blues et country. Il sera rejoint au cours de sa prestation par Marlon Williams pour partager un titre. Bon chanteur et guitariste il a reçu un très bon accueil de l'assistance.




Il est un peu plus de 21 heures lorsque Marlon Williams entre sur scène, seul avec une guitare acoustique pour démarrer son set avec "When I Was a Young Girl". D 'entrée sa voix nous enchante et annonce le début d'une prestation excellente  qui va durer deux bonnes heures.
Il sera ensuite rejoint parnsoon groupe The Yarra Breeders composé de Angus Agars à la batterie et aux vocaux, Dave Khan à la guitare et Ben Wolley à la basse.

Au cours de cette soirée Marlon Williams et ses excellents musiciens vont nous interpréter l’intégralité du dernier album composé d'excellents titres qui franchissent sans problème l'épreuve du live.
Marlon Williams passe de la guitare acoustique à l'électrique au piano sans difficultés et la voix est son autre instrument, puissante, enchanteresse.

Au cours de son set il nous proposera également une reprise d'un titre composé par Barry Gibb "Carried Away" introduit par la voix du bassiste et en rappel une très belle reprise d'un titre de Screamin Jay Hawkins " Portrait of a Man.

En fin de concert Marlon Williams et ses musiciens seront rejoints pour plusieurs titres par Delaney Davidson.
Lors du rappel Marlon Williams interprétera également "Love is a Terrible Thing", titre de son dernier opus particulièrement marqué par sa récente rupture sentimentale avec Aldous Harding.

Nous avons assisté ce soir à un excellent concert qui nous a vraiment enchanté, avec un chanteur qui s'est donné à fond, proche du public. Vraiment une très belle soirée. 


La setlist


When I Was a Young Girl ([traditional] cover) 
Come to Me 
I Know a Jeweller 
Beautiful Dress 
I Didn't Make a Plan 
The Fire of Love 
Can I Call You 
Lost Without You (Teddy Randazzo cover) 
What's Chasing You 
Dark Child 
Bloodletter (Delaney Davidson and Marlon Williams cover) 
Party Boy 
Carried Away (Barry Gibb cover) 
Vampire Again 
Nobody Gets What They Want Anymore 
Make Way for Love 

Encore: 

Love Is a Terrible Thing 
Portrait of a Man (Screamin’ Jay Hawkins cover)













mercredi 21 mars 2018

Jonathan Wilson au Point Éphémère pour nous présenter Rare Birds

Ce mercredi 21 le californien Jonathan Wilson était programmé au Point Ephémère, quai de Valmy pour le premier de ses deux concerts qu'il donne en France dans le cadre d'un courte tournée qui fait suite à la sortie il y a quelques jours de son troisième album, l'excellent "Rare Birds" dans lequel sa musique prend de nouvelles directions et atteint un niveau de qualité que beaucoup pourraient envier.

Pour lui, seule compte la musique. Les tendances ce n'est pas son genre.

Musicien hors pair, maniant piano et guitare avec la même aisance, c'est un producteur très demandé, il a œuvré notamment pour les Dawes, John Father Misty, Roy Harper... et entre temps, il assure la guitare auprès de Roger Waters, dans le cadre de la tournée mondiale de ce dernier. Tout cela pour vous situer le personnage.

Je ne pouvais manquer sa venue. J'ai déjà eu l'occasion de le voir à deux reprises, une premier fois il y a quelques années au Trabendo avec son groupe et l'an passé au Divan du Monde accompagné par Omar Velasco. Tout cela m'a donné l'envie de le revoir tant sa musique est enchanteresse.

La salle de concert du Ephémère peut accueillir environ trois cents personnes, vraiment un lieu idéal pour écouter de la musique et être proche des musiciens.



Les portes de la salle s'ouvraient avec un peu de retard vers 20 heures 30



Je me positionnais contre la scène sur la partie de droite. Une vue idéale sur le groupe.


La première partie est assurée par Matthew Daniel Siskin alias Gambles, qui pendant une vingtaine de minutes seul avec sa guitare va nous proposer quelques bonnes chansons. Il débutera son set au milieu du public avant de gagner la scène.
Les titres interprétés : Rooftops, Angel, Skull White Flowers, Clear, Animal, Forever We'll Be et In comes te Night.

Un moment agréable en attendant Jonathan Wilson.

Un petit quart d'heure se passe et Jonathan Wilson arrive sur scène accompagné de quatre musiciens, un bassiste Dan Horne, un batteur, Josh Adams, un claviériste, Pete Remm et un second guitariste, Jason Roberts,accompagnateur patenté de Norah Jones.

Le set débute avec quatre titres tirés du dernier album, tout d'abord "Trafalgar" suivi de "Me" pour lequel Jonathan Wilson s'installera au piano. Ce titre est enchanteur. Il reviendra ensuite à la guitare pour "Over the Midnight" et "Miriam Montague".
Ces nouveaux titres passent très bien en public. Le groupe assure et Jonathan Wilson nous démontre son talent à la guitare, ce n'est pas pour rien qu'il accompagne Roger Waters durant sa tournée. 
Au cours de cette soirée il interprétera surtout ses nouveaux titres et quelques uns plus anciens. Le suivant sera "Dear Friend" extrait de "Fanfare", avant de revenir au dernier opus avec l'excellent titre qu'est 'There's a Light". Il sera suivi d'un nouvel extrait de "Rare Birds", "Sunset Blvd".
Que du bon. Le public est ravi.
Les critiques ne se sont pas trompés en commentant son dernier enregistrement. Un album de très grande qualité.
Chaque titre joué est agrémenté en arrière plan d'une projection vidéo.
Puis vient un tire incontournable "Desert Raven" tiré de son premier album l'excellent "Gentle Spirit".
Un nouveau titre avec "Living With Myself". Jonathan Wilson fait la part belle à sa dernière production, puisque suivront trois autres titres de cet album "Loving You", "Rare Birds" et "49 Hairflips" pour lequel il s'installera une nouvelle fois derrière son piano.
Pour terminer le set un autre titre fort tiré de "Gentle Spirit", "Valley of the Silver Moon".

Jonathan Wilson et ses musiciens quitteront la scène quelques minutes sous les applaudissement chaleureux de l'assistance enchantée par la prestation de ce soir.

Jonathan Wilson revient seul pour un premier titre extrait de "Fanfare", " Love Strong" au cours duquel il sera rejoint par les autres musiciens. Le show s’achèvera avec un autre titre extrait du même,album "Moses Pain".

Nous avons assisté à un bon concert de Jonathan Wilson, différents des deux auxquels j'avais assistés précédemment, plus électrique.

Jonathan Wilson est vraiment un Rara Avis qui nous a fait passer un excellent moment
musical, sincère, sans artifices et mise en scène inutile ou grandiloquente. Ici pas de place pour la tricherie.




samedi 24 février 2018

Concert surprise de Muse à la Cigale

En fin de semaine dernière annonce d'un concert surprise de Muse à la Cigalele 24 février. Mise en vente le lendemain avec places réservées à ceux inscrits au fan club (gratuit) avant le 6 février. Places limitées à deux et nominatives pour éviter le marché parallèle.
Mon fils réussissait en obtenir deux à un prix raisonnable de 66 euros, c'était inespéré quand on sait le public qu'attire cette formation sachant que cette salle mythique ne peut accueillir que 1400 personnes.
Ce concert est annoncé comme un "concert by request", chaque participant devant voter d'après une liste proposée de chansons pour ses cinq titres préférés.

Donc ce 24 très froid sur Paris, je retrouve rejoins mon fils vers 18 heures 15 devant la salle et nous récupérons notre bracelet après présentation d'une pièce d'identité et de notre billet. Ensuite nous rejoignons la file d'attente canalisée sur le terre-plein central du boulevard Rochechouart.  Déjà beaucoup de monde, certains auraient même campé sur place depuis hier soir pour être devant, bravant le froid glacial venu de Sibérie.

L'ouverture des portes se fait à dix neufs heures, nous mettrons presque 45 minutes pour pénétrer dans la salle déjà bien pleine quand nous y arrivons, notamment la fosse. Nous nous installons derrière la table de mixage avec une bonne vue sur la scène.

Il est 21 heures et quelques minutes lorsque les trois musiciens de Muse renforcés de Morgan Nicholls, leur claviériste habituel en tournée, entrent sur scène sous les vivats  de l'assistance composée de fans hardcore.  Un public assez jeune dans l'ensemble.

Pour débuter cette soirée exceptionnelle, Muse dans une toute petite salle c'est devenu rare, ce sera "Thought Contagion" un nouveau titre paru il y a quelques jours, mais déjà repris en choeur par l'assistance, annonciateur d'un nouvel album. Il sera suivi immédiatement de deux titres de l'album "Absolution" paru en 2003, "Interlude" et " Hysteria" un de leurs grands classiques.
Tout le monde saute dans la fosse, la table de mixage bouge tant et plus obligeant les techniciens à tout faire pour la maintenir en place.
L'ambiance est extraordinaire, il fallait s'y attendre. 
Et ça continue avec un titre qui n' a pas été interprété depuis très longtemps "Eternally Missed" face B de Hysteria.
Viendra ensuite "New Born" tiré de l'excellent "Origin of Symmetry" de 2001, un de leurs titres le plus souvent interprété sur scène, suivi de "Space Dementia" du même opus.
Le titre suivant sera "Fury" que Matthew Bellamy annoncera comme bonus de l'édition japonais d'Absolution.
Pour suivre nous aurons à entendre un titre du dernier album en date "Drones", et ce sera "Psycho" avant "l'Helsinki Jam" lors de laquelle resteront seuls sur scène les deux membres de la section rythmique Dominic Howard le batteur et Chris Wolstenholme le bassiste.

Après cet intermède instrumental résonnent quelques notes de "Ashamed" qui introduisent "Showbiz", morceau qui a donné son titre au premier album du groupe et lancé sa carrière vers les sommets.

Avec "Uprising" encore un de leur grand, tiré de "Résistance", l'ambiance monte encore d'un cran, la fosse se déchaine, ça pogotte dur.
Avec "Citizen Erased" , retour à de l'album "Origin of Symmetry".

Quelques notes de "Close of Encounters" musique tirée de la bande originale  des Rencontres du Troisième Type" précédent "Supermassive Black Hole" encore un classique extrait de "Black Holes and Revelations", un de mes albums préféré de cette formation.

Pour terminer le set "Bliss" nouvel extrait de "Origin of Symmetry", à l'issu duquel les musiciens quitteront la scène, ils y reviendront bien sûr rapidement pour un premier encore au cours duquel ils nous proposeront un nouveau titre de "Showbiz" avec "Muscle Museum" puis leur titre le plus souvent interprété en concert le fameux "Plug in Baby", une nouvelle fois extrait de "Origin of Symmetry", album qui aura eu la part belle au cours de cette soirée.

Le groupe quittera une nouvelle fois la scène mais reviendra sous les acclamations pour un second rappel de quatre titres qui débutera par "Assassin" suivi de "Stockholm Syndrome", extrait de "Absolution", d' "Agitated" un titre des débuts ne figurant pas sur un album. Le show se terminera sur "Yes Please" , un titre de la même période, se concluant par l'outro de Reapers à la fin de laquelle Bellamy balance sa guitare contre l'ampli, sonnant définitivement cette fois-ci la fin d'une fantastique prestation du groupe. Il jettera ensuite quelques médiators au public.

Au cours de cette soirée Muse nous aura démontré qu'il restait un groupe fonctionnant parfaitement en dehors des immenses Arena dans lesquelles ces musiciens se produisent le plus souvent.
C'est vraiment une belle chance d'avoir pu les voir de près dans une salle à taille humaine.
Ils ont démontré toutes leurs qualités musicales, Matt Bellamy notamment virtuose à la guitare et excellent au piano. Le groupe a fait le spectacle, environ une heure cinquante de concert avec des titres moins connus et des hits. Beaucoup d'autres titres auraient pu être interprétés bien sûr, tant le répertoire regorge de titres spectaculaires.
Le prix des places 66 euros a été raisonnable pour un groupe de cette renommée, qui a diffusé gratuitement et en direct ce concert sur YouTube et Facebook et rien que pour cela il est permis de les saluer, quand d'autres groupes continuent bêtement  de vouloir se protéger en interdisant les appareils photos, n ayant pas su prendre le virage des temps modernes, menant un combat d arrière-garde.
Le public était au rendez-vous, beaucoup d'anglais dans la salle, connaissant par coeur tous les titres.
Ce fut vraiment un très belle soirée de musique. 


La setlist 

Thought Contagion (Live debut)
Interlude
Hysteria (AC/DC's 'Back in Black' riff outro)
Eternally Missed (First time since 2002)
New Born (Rage Against The Machine's ' Microphone Fiend' riff outro)
Space Dementia (First time since 2011; Guitar outro)
Fury (Chosen over 'Futurism' via online poll)
Psycho
Helsinki Jam (First time since 2011)
Showbiz ('Ashamed' outro)
Uprising (Extended outro)
Citizen Erased (Chosen over 'Butterflies & Hurricanes' via online poll)
Supermassive Black Hole ('Close Encounters' riff intro)
Bliss (Extended outro)

Encore:
Muscle Museum
Plug In Baby (Extended outro)

Encore 2:
Assassin
Stockholm Syndrome (Chosen over 'Knights of Cydonia' via online poll)
Agitated (not on the setlist)
Yes Please (Jam Version; 'Reapers' outro; not on the setlist' first time as closing song since 2000)

le lien du concert pour ceux que cela interesserait :

https://www.youtube.com/watch?v=1ha6tNTrtE8&t=4s&ab_channel=MkUltra62








dimanche 11 février 2018

Iron and Wine au Café de la Danse

Ce dimanche 11 février le Café de la Danse accueillait Iron and Wine, nom sous lequel se produit Samuel Ervin Beam, songwriter originaire de Caroline du Sud, auteur à ce jour de huit d'albums distillant d'excellentes compositions folk, dont le dernier en date "Beast Epic" est paru en aôut 2017.
Le concert était annoncé sold-out.
Mon amie Muriel ayant réussi à se libérer après maintes difficultés de ses obligations professionnelles nous nous rendions à ce concert.
Le café de la Danse petite salle à la très bonne acoustique est un lieu idéal pour recevoir ce genre d'artiste.
Nous nous installions sur les gradins face au centre de la scène.


Il est 20 heures passées de quelques minutes lorsqu'entre en scène Half Waif qui assure la première partie. Ce trio originaire de New York, amené par sa chanteuse claviériste Nandi Plunkett va nous proposer une pop électro pas désagréable pendant une demi heure. Une introduction en douceur pour cette soirée .



Il faudra un quart d'heure aux techniciens pour permettre à l'homme d'Iron and Wine et à ses accompagnateurs de nous rejoindre. Samuel Beam sera accompagné par Sebastian Steinberg à la basse et à la contrebasse, Eliza Jones aux claviers, Teddy Rankin Parker au violoncelle et Elisabeth Goodfellow aux percussions.

Au dessus des musiciens flottent des nuages cotonneux qui changeront de couleur au gré des éclairages.



Vêtu d'un costume leger, Samuel Beam s'installe au centre de la scène guitare en bandoulière, un verre de vin à portée de la main, ce sera le seul, dans lequel il trempera régulièrement ses lèvres au cours de la soirée, un Saint Joseph 

Pour débuter le set deux titres de "The Trapeze Swinger" et "Jezebel" vont donner le ton de la soirée. D'entrée la voix et les mélodies nous ravissent. Ils seront suivis de deux titres de l'excellent dernier album "Beast Epic", tout d'abord " Last Night" enchainé avec "Thomas County Law".

La guitare de Samuel Beam égrenne les notes, technique irréprochable, les musiciens derrière assurant superbement l'accompagement.

Le public apprécie la présence d'Iron and Wine et la réciproque est vraie.

Viennent ensuite "Cinder and Smoke" et "Jesus the Mexican Boy" avant un nouveau titre du dernier opus "Our Light Miles"

Après "House by the Sea", titre de 2007, Samuel Beam restera seul sur scène avec sa guitare pour nous interpréter trois titres, "Lion'Mane",  "Bitter Truth" extrait de "Beast Epic" et "God Made the Automobile". Un exercice difficile, parfaitement réussi.


Les quatre musiciens reviennent sur scène pour retrouver Samuel Beam et le set continue avec "Grace for Saints and Ramblers"
Les titres vont s’enchaîner toujours aussi agréables à l'écoute. Nous aurons droit à "Wolves (Song of the Shepherd's Dog)",  "Song in Stone", "Call It Dreaming", deux titres du dernier album, bien représenté au cours de ce show, "Winter Prayers", " Glad Man Singing" et "Boy With a Coin".

Pour le rappel, lors duquel les deux musiciennes se sont accoutrées de longues barbes noires, nous avons eu droit à une reprise de  Mazzy Star, "Fade into You"

Au cours de ce concert Iron and Wine a pioché dans l'ensemble de sa discographie et nous a offert une très belle soirée musicale, intimiste, avec un son excellent. Le public a quitté la salle ravi de cette très belle prestation.

la setlist :

The Trapeze Swinger
Jezebel
Last Night
Thomas County Law
Cinder and Smoke
Jesus the Mexican Boy
Our Light Miles
House by the Sea
Lion's Mane (Solo)
Bitter Truth (Solo)
God Made the Automobile (Solo)
Grace for Saints and Ramblers
Wolves (Song of the Shepherd's Dog)
Song in Stone
Call It Dreaming
Winter Prayers
Glad Man Singing
Boy With a Coin

Encore:
Fade Into You (Mazzy Star cover)





mardi 23 janvier 2018

Robin Trower à Massy pour les amateurs de guitare électrique

Ce mardi 23 janvier Robin Trower était de passage en région parisienne  au centre culturel Paul B. à Massy qui propose une très belle programmation musicale. Il devait s'y produire le 24 novembre dernier mais pour des raisons de santé sa tournée européenne avait été interrompue.
Son dernier passage en France remonte à octobre 2010. Un bail.
Mais qui connait Robin Trower et surtout qui cette musique intéresse-t-elle de nos jours.
Les amateurs de guitare électrique étaient quant à eux au rendez-vous, car Robin Trower est un des guitaristes qui excellent à la Fender Stratocaster.
73 ans cette année et sur les planches depuis 1962 avec les Paramounts où officiait également Gary Brooker fondateur de Procol Harum qu'il rejoindra dans ce groupe mythique dans lequel il œuvrera jusqu'à 1971. Il marquera de ses soli fulgurants son passage au sein de cette formation. Je vous invite à écouter les cinq disques auxquels il a contribué et qu'il a marqués de son empreinte guitaristique.

Sa carrière solo commence en 1971 et à ce jour a enregistré 22 disques en studio dont le dernier en date "Time and Emotion" est paru en 2017. La qualité est toujours présente.
Il est très sous estimé dans nos contrées souvent qualifié par certains rock critiques malveillants de sous Jimmy Hendrix. Laissons les dire. La réalité est tout autre.

Ouverture des portes de la salle vers 19 heures 45, je m'installe devant la scène, plein centre. Ce ne fut peut être pas le meilleur choix car malheureusement la sono ne fut pas à la hauteur et  les parties vocales furent pratiquement inaudibles. Cela peut paraître incroyable mais ce fut pourtant le cas,  d'autant plus que Robin Trower avait mis les potentiomètres à droite toute.  Heureusement son jeu de guitare n'en a pas pâti.

Il est 20 heures 30 lorsque Robin Trower entre sur scène accompagné de Richard Watts au chant et à la basse avec lequel il a déjà joué par le passé et de Chris Taggart à la batterie.

Pour démarrer "Too Rolling Stoned"  extrait de son excellent album "Bridge of Sighs" qui va donner le la de la soirée. Pendant une heure trente Robin Trower bien soutenu par ces deux acolytes va nous démontrer une fois tout son talent. Il n'est pas expansif sur scène, justes quelques mots de remerciement. Mais il a plaisir à jouer, ces mimiques au niveau du visage ne trompent pas.
Au cours du set nous aurons droit entre autres à "Day of the Eagle", "Daydream","Little Bit of Symapthy" que du bon.
D'autres titres interprétés au cours de cette soirée électrique : "Not Inside-Outside", "Somebody Calling", "Lady Love", Can't turn back the Door", seul titre du dernier album auquel nous avons eu droit ce soir et pour terminer  "Rise like the Sun" et "For the Earth Below".

Tout au long du set il n'utilisera qu'une seule guitare, une Fender blanche. Avec lui pas de frime, rien que sa musique.

C'est avec un grand plaisir que j'ai revu cet artiste. Un seul regret la sonorisation, du moins pour ceux placés à proximité immédiate de la scène.












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